Reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne par Trump : Le Hamas appelle déjà à une « nouvelle Intifada » pour ce vendredi

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Une étincelle dans la poudrière : c'est en quelque sorte l'effet produit par la déclaration faite hier soir par Donald Trump, qui a fait reconnaître officiellement aux États-Unis la ville de Jérusalem comme capitale d'Israël. En faisant cela, le locataire de la Maison Blanche a pris le parti de rompre avec la stratégie de longue date de ses prédécesseurs et des Nations Unies, qui consistait à ne pas prendre de position tranchée sur le dossier israélo-palestinien en l'absence d'un accord de paix entre les deux parties.

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Les États-Unis vont donc, contrairement à la quasi-totalité de la communauté internationale, reconnaître la déclaration unilatérale d'Israël qui, en 1967, avait revendiqué Jérusalem comme sa « capitale indivisible » après avoir annexé la partie est de la ville au terme de la Guerre des Six Jours. De leur côté, les autorités palestiniennes revendiquent également l'intégralité de Jérusalem comme étant la capitale de la Palestine, la ville étant selon eux sous occupation israélienne. La plupart des pays préfèrent pour le moment ne considérer Jérusalem comme la capitale d'aucun état, le statut de Jérusalem étant l'un des principaux points de discorde entre Israéliens et Palestiniens. 

L'une des solutions proposées pour remédier pacifiquement à ce casse-tête serait de désigner Jérusalem comme capitale des deux États, soit en faisant cohabiter les deux gouvernements, soit en laissant Jérusalem-ouest à l'État hébreu et en octroyant Jérusalem-est au futur État palestinien. Mais en déclarant déplacer l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, dont le statut de capitale est selon lui « une réalité historique », Donald Trump marque une claire prise de position pour le côté israélien de la table des négociations — en ignorant totalement la revendication palestinienne et toute volonté de trouver un compromis entre les deux.

Comme on s'en doute, cette annonce a suscité un véritable tollé chez les Palestiniens et leurs alliés. À commencer par le Hamas, qui a d'ores et déjà annoncé une nouvelle Intifada  pour « faire face à la politique sioniste soutenue par les États-Unis ». L'organisation a appelé à « un nouveau soulèvement populaire » ce vendredi, après la grande prière hebdomadaire : « Faisons en sorte que le 8 décembre soit le premier jour de l’Intifada contre l’occupant », a déclaré Ismaïl Haniyeh, le chef de l'organisation armée.

Hier, des centaines de Palestiniens se sont rassemblées dans la bande de Gaza pour brûler des drapeaux américains et israéliens, ainsi que des portraits de Donald Trump. L'armée israélienne a annoncé le déploiement de renforts en Cisjordanie, où des Palestiniens ont appelé à une grève générale et à des manifestations.

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