Cette femme a passé une année entière à ne dépenser que le strict minimum... Et elle est parvenue à économiser une somme impressionnante d'argent qui donne le tournis !

Bouton whatsapp
Michelle McGagh a travaillé pendant plus de dix ans comme journaliste financière. Pourtant, elle avait du mal à gérer ses propres finances… Un jour, elle s’est dit que c’était quelque peu ironique de prétendre expliquer aux autres comment dépenser moins d’argent et économiser, alors qu’elle-même était super-dépensière.

Un jour, elle s’est décidée à mener une petite expérience, et a passé une année entière en n’achetant que le strict nécessaire. Elle se déplaçait exclusivement à vélo, conservait ses habits, et ne mangeait que des plats simples et préparés chez elle.

Au final, elle a réussi à économiser l’équivalent de …. 22 000 € !

© Michelle McGagh / Twitter


Comment peut-on vivre sans dépenser d’argent tout en ayant un mode de vie urbain ? On aurait tendance à penser que, pour ne pas dépenser d’argent (ou en dépenser le moins possible), il faudrait nécessairement vivre une vie d’ermite dans quelque bois reculé, cultiver sa propre nourriture, etc. Cependant, les dépenses vitales (nourriture, etc.) représentent en réalité une proportion bien plus maigre de notre budget que ce que l’on peut s’imaginer ! En fait, on consomme beaucoup plus de choses superflues que ce que l’on peut bien se l’avouer …

Michelle, qui a un confortable salaire de journaliste pou un grand média anglais (compris entre 35 000 et 45 000 euros d'après nos estimations, NDLR) avait remarqué qu’elle dépensait énormément d’argent dans des choses complètement superficielles, et que la majeure partie de son budget servait à couvrir des dépenses pour des choses dont elle n’avait pas besoin, et dont elle pouvait tout à fait se passer. Des sorties dans des bars, des jolis vêtements, du café à emporter, et plein d’autres petites choses cumulées.

« J’étais aspirée dans un vortex sans fin, une spirale qui me poussait à toujours plus consommer, explique-t-elle dans une contribution au Guardian. Je croyais les publicités qui me disaient que ce n’était qu’en dépensant plus d’argent que je pourrais devenir plus heureuse. » Et puis, elle en a eu marre de voir l’argent lui filer entre les doigts, alors elle a décidé de transformer son vieux mode de vie et de changer radicalement ses habitudes : elle s’est refusé toute forme de dépense, sauf ce qui lui était absolument vital !

Et vous allez voir que, même sans vivre dans une grotte, elle s’en sort très bien !


Voici les dépenses qu’elle a conservées :


- Prêt hypothécaire 
- Assurance santé
- Impôts
- Aide à ses parents
- Dons à des organismes de charité
- Internet et téléphone

Et pour les courses : produits d’hygiène basique, produits d’entretien domestique, nourriture (son budget : 32€ par semaine pour son mari et elle !)


Voici maintenant les dépenses qu’elle a laissé tomber :

- Cinéma
- Bars
- Restaurant
- Nourriture à emporter
- Budget voyages
- Abonnement salle de sport
- Nouveaux vêtements
- Parfum
- Produits de beauté non nécessaires
- Coiffeur
- Transports (taxi, tickets de bus et de métro)

© Michelle McGagh / Twitter

Dit comme ça, le programme peut avoir l’air assez spartiate… Et pourtant, selon Michelle, ce n’est pas si compliqué et elle semble même s’en être très bien tirée ! Comment fait-elle alors pour se débrouiller ? Simple comme bonjour, explique-t-elle :

Tout d’abord, elle se rendait partout à vélo (au travail, en réunion, et même pour sortir de la ville !) Lorsqu’elle travaillait ou qu’elle était en déplacement, le midi, elle préparait un pique-nique qu’elle mangeait dans un endroit sympa comme un parc. Si son budget « divertissements » s’est vu réduit à néant, elle ne s’est pas arrêtée de s’amuser et de vivre, loin de là !

Elle s’est mise à chercher les petits concerts et les expos gratuits, qui lui ont souvent réservé de très belles surprises. Pour les voyages, Michelle s’est mise à partir avec un sac à dos et une tente ! Elle n’avait plus autant besoin de son abonnement en salle de sport, vu tous les trajets à vélo qu’elle devait faire, et elle complétait avec des exercices de musculation chez elle. Enfin, elle s’est mise à manger des choses très simples et cuisinées maison, en prévoyant les repas à l’avance et en apprenant à faire son propre pain. « J’ai commencé à me mettre à la cuisine. Avant, j’étais vraiment nulle, explique-t-elle avec malice, mais maintenant je commence à me débrouiller plutôt pas mal ! »

À ceux qui se sentiraient l’envie d’essayer ce type d’expérience afin de mettre à l’épreuve leurs capacités de restriction et de sobriété en matière de consommation, Michelle prévient toutefois : « Je ne mentirai pas en disant que c’était facile, particulièrement les premiers mois au cours desquels j’essayais de vivre comme avant, mais sans argent. » Parfois, la tentation était grande pour elle de craquer et de tout claquer dans un magasin de fringues, boire des coups dans un bar, ou bien craquer pour un ticket de bus au lieu de devoir enfourcher son vélo les jours de grand vent.

© Michelle McGagh / Twitter

Un pantalon bien usé par la pratique intensive du vélo


« En revanche,
ajoute-t-elle, j’ai compris quelque chose d’important : on n’est pas obligé de banquer à chaque fois que l’on veut passer un bon moment ! » Au final, Michelle est allée à plus de festivals et d’expositions gratuites qu’elle ne l’aurait jamais imaginé auparavant. De même, elle a passé des vacances inoubliables en longeant toute la côte du Suffolk et du Norfolk à vélo avec son mari, en dormant sous la tente à chaque étape.


22 000 € économisés en un an

Le résultat de tout ça ? Michelle a pu économiser 23 000 $ (quasiment 22 000 €) en l’espace d’un an seulement ! Ces efforts lui ont permis de quasiment rembourser intégralement son prêt hypothécaire, ce qui aurait pu prendre près de 25 ans si elle n’avait pas consenti à ce sacrifice.

Mais plus que les gains en économie d’argent, Michelle explique que ce qu’elle a gagné grâce à cette petite expérience était surtout de mieux se connaître et de savoir ses limites : elle sait désormais qu’elle peut se refuser beaucoup de choses, et qu’une bonne partie de ce qu’elle consomme est du « luxe ».

« Au-delà de tout, je me suis rendu compte que j’avais besoin de très peu de chose pour être vraiment heureuse », confesse Michelle.
Source : The Guardian

Au sujet de l'auteur : Nathan Weber

Journaliste