Décoré par erreur d'une étoile gastronomique Michelin, ce petit bistrot sans prétention a bénéficié d'un énorme coup de pub... Et la patronne en rigole encore !

Par
2 025
Partages
inscription newsletter

Newsletter

partager sur twitter

Partager sur Twitter

À Bourges, dans le Cher, la patronne d'un bistrot de quartier a eu une sacrée surprise. Son établissement s'est fait attribuer, du jour au lendemain, une étoile dans le prestigieux guide Michelin ! Pourtant, ce petit troquet qui propose un plat du jour à dix euros et des concours occasionnels de belote en équipe ne s'est pas récemment lancé dans la cuisine gastronomique…

Au contraire, "Le bouche-à-oreille" est une brasserie simple, sans prétention ni chichis, ou l'on peut se remplir la panse tout comme on peut écluser une pression ou un verre de ricard. On y mange à la bonne franquette une cuisine maison, familiale, rapide et bon marché, un buffet à volonté ou encore un plat du jour suivi d'un dessert pour une dizaine d'euros — bref, on est bien loin des manières des tables de luxe qui mettent les petits plats dans les grands.

Aussi, quelle ne fut pas la surprise de la tenancière de l'établissement, Véronique Jacquet, de recevoir cette étoile… quand les restaurateurs les plus réputés se battent pour l'obtenir !
Véronique Jacquet - Le Bouche-À-Oreille/Facebook
CAPTURE GOOGLE MAPS/FRANCE INFO

Bien sûr, comme on s'en doutera, le Michelin n'a pas décidé de faire figurer aux côtés des créations des plus grands chefs le menu ouvrier à 12 euros de Véronique Jacquet. Il s'agit d'une erreur, due au fait que "Le bouche-à-oreille" est également le nom d'un établissement gastronomique situé à Boutervilliers, dans l'Essonne !

Il faut croire que le prestigieux guide a simplement confondu les deux enseignes… Le petit bistrot de Bourges a tout de même pu profiter de son étoile Michelin pendant plusieurs jours, avant que son plus luxueux homonyme ne soit réhabilité, mercredi 15 février.
Michelin guides

Quoi qu'il en soit, cette petite confusion a offert une publicité inattendue à Véronique Jacquet. Cette dernière croule désormais sous les demandes de la presse ! « Depuis ce matin, je n’arrive pas à bosser, j’ai reçu beaucoup de coups de téléphone, raconte-t-elle au quotidien régional Le Berry Républicain. J’ai eu mon fils qui vit à Paris, il est mort de rire. »

Malgré sa promotion express qui l'a propulsée temporairement parmi les plus grands du monde de la gastronomie, Mme Jacquet a su garder le succès modeste, et conservera la même formule qui fait le bonheur de ses habitués : « Habituellement, on fait entre trente et quarante couverts par service. On ne travaille pas les week-ends et jours fériés pour s’adapter aux emplois du temps des artisans, qui représente une grande partie de notre clientèle. C’est un truc de fou, cette histoire, mais c’est rigolo. Il vaut mieux en rire. »
Pénélope Salmon, la cuisinière, et Véronique Jacquet, la patronne/Le Berry Républicain
Commentaires