Aude : il découvre avec stupeur un cimetière dans son jardin en creusant une piscine

Dans l’Aude, un père de famille a voulu creuser une piscine à côté de sa maison, quand il a découvert qu’une cinquantaine d’ossements humains étaient enterrés dans son jardin.

Antoine Emo est un père de famille qui vit à Badens, dans l’Aude. Il y a maintenant un an, il a souhaité creuser une piscine dans son jardin pour profiter de l’été.

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Crédit photo : France Télévisions

Cependant, dès les premiers coups de pelle, l’homme a eu une surprise pour le moins troublante : il a découvert un crâne et plusieurs ossements humains, enterrés à 30 centimètres de profondeur dans son jardin. Selon l’avis des experts venus sur le terrain, ces ossements appartiendraient à une cinquantaine de personnes et seraient vieux de plus de 50 ans.

Un ancien cimetière paroissial

Ainsi, Antoine Emo a constaté avec effarement qu’il vivait au-dessus d’un vrai cimetière. « Si je prends une fourche, c’est hallucinant. Ce n’est pas 1, 2 ou 3 os, c’est partout », a-t-il déclaré.

Crédit photo : France Télévisions

Dès qu’il a découvert les ossements humains, Antoine Emo a immédiatement contacté la mairie et la gendarmerie de sa ville. C’est à ce moment-là qu’il a découvert que son jardin était situé sur l’ancien presbytère d’un diocèse, et que les os venaient d’un cimetière paroissial. Pour éviter que ses enfants ne voient les os, le père de famille a été obligé de monter une palissade, afin de leur interdire l’accès au jardin.

« Derrière cette palissade, je mange, mes filles jouent à 30 centimètres, c’est dur moralement. Cela fait un an et demi que j’y pense maintenant. Pas toutes les nuits, mais en grande partie. J’ai ça au pied de ma porte, il faut le supporter. Moralement, il est hors de question que je mette ma piscine dedans, c’est impensable. Il y a peut-être 30 personnes autour de la piscine. Je n’ai pas envie que mes filles se baignent dedans », a déclaré le père de famille.

Aucune solution pour les ossements

Un an après sa découverte macabre, le père de famille n’a toujours pas trouvé de solution pour se débarrasser des ossements. Les autorités locales n’ont pas pu lui venir en aide, et bien que l’association ArkéoTopia ait voulu l’aider, elle a reçu une interdiction de la part de la commission territoriale de la recherche archéologique.

« Je suis dans le trou avec mes os et j’attends de savoir ce qu’il va se passer. Jusqu’à maintenant, je n’avais alerté personne, mais rien n’a bougé… Maintenant, je suis tout seul. Tant que je n’expose pas le problème, personne ne bougera », a-t-il dénoncé.

Crédit photo : L'Indépendant

Désemparé, Antoine Emo a décidé de rendre son histoire publique en contactant les médias, en espérant trouver une solution. « Avec le recul, le mieux serait de tout enlever. Ce n’était pas mon problème quand j’ai acheté ça, ce n’est pas moi qui ai enterré ces personnes, et ça devient mon problème. Creuser, nettoyer, enlever les ossements et mettre les personnes dans des ossuaires est la meilleure solution », a-t-il décrété.

Aujourd’hui, Antoine Emo regrette d’avoir acheté sa maison, et il déplore qu’on ne l’ait pas averti de la situation. Au pied du mur, il affirme que sa maison est désormais invendable.

Source : France 3