Elle a beau être décédée et enterrée, les impôts réclament encore leur dû... sur sa tombe ! (Mise à jour)

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Le maire de Sarzeau a reçu un courrier peu commode de la part du centre des impôts de Vannes, puisqu’il était adressé à une contribuable décédée…


Les erreurs administratives sont légion en France et l’histoire aurait pu s’arrêter là. Il arrive parfois que des personnes récemment décédées reçoivent des courriers de la part des impôts, si le centre en question n’est pas au courant de la malheureuse nouvelle. Sauf que le courrier a créé un vrai malaise aux yeux de l’édile puisque l’adresse renseignée était la suivante : « Tombe 24, rangée E, rue du cimetière ».

Ouest France


David Lappartient, le maire de Sarzeau (Morbihan, Bretagne), n’en a pas cru ses yeux et qualifie cette lettre « d’imbécilité ». Contactée par Ouest France, la trésorerie principale de Sarzeau affirme que ce n’était pas la première fois qu’il y avait de ce genre de courrier provenant du Centre des finances publiques de Vannes.


Christophe Libre, trésorier-payeur général de Sarzeau, indique qu’il s’agit là d’une « farce d’une personne qui a fait un changement d’adresse » comme si un héritier ne voulait pas payer ses impôts. En effet, selon lui, il est impossible qu’un fonctionnaire soit responsable de cela : « Je vois mal quelqu’un de censé l’écrire » en évoquant l’adresse glauque.

Boris Horvat / AFP


Une enquête devrait avoir lieu sur la cause de cette maladresse, et pourrait remonter à la personne responsable de ce changement d’adresse de mauvais goût.

Incroyable cette histoire, n’est-ce pas ?

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Mise à jour :
Contactée par la famille de la défunte, nous en savons plus sur le fond de cette histoire peu banale. La famille en question avait bien déclaré le décès de cette dame auprès de l'administration mais un an plus tard, elle recevait toujours le courrier des impôts. Le fils de la défunte leur a donc retourné le courrier en précisant que la dame était décédée. C'est avec un trait d'humour qu'il a rajouté l'adresse du cimetière mentionnée dans l'article. Du second degré pris au pied de la lettre par l'administration, qui a enregistré cette nouvelle adresse.

On tient à remercier la personne, membre de la famille, qui nous a éclairé sur cette histoire.   
 
Source : Ouest France
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