Pendant longtemps, les loups ont été les principaux prédateurs du parc de Yellowstone, aux États-Unis. Cependant, leur population a été éradiquée dans les années 1920 et pendant 70 ans, on ne comptait plus aucun loup dans le parc.
Face à cette absence de prédateurs, la présence de grands ongulés a augmenté, comprenant les wapitis, les bisons, les cerfs, les antilopes, les moutons d’Amérique et les chèvres de montagne. Leur prolifération est devenue incontrôlable, ce qui avait des conséquences néfastes sur la végétation du parc.
14 loups introduits dans le parc
Pour cette raison, de 1995 à 1997, 14 loups ont été relâchés dans le parc de Yellowstone. Dans cet endroit, 90% des proies hivernales des loups sont des wapitis, et 10 à 15% de leurs proies estivales sont des cerfs. Les loups chassent aussi des bisons tout au long de l’année.
La réintroduction du loup dans le parc de Yellowstone a eu des conséquences positives sur l’environnement. C'est également pour cette raison qu'en 2020, le Colorado a voté en faveur de la réintroduction du loup gris.
La végétation pousse à nouveau
Comme l'explique le site Arizona Dream, les cerfs ont dû trouver de nouvelles zones pour se mettre à l’abri des loups. Ainsi, ils ont délaissé leurs zones de pâturage, où la végétation a pu repousser. Les arbres sont répparus, leur taille a augmenté de cinq fois en l’espace de 6 ans, et les oiseaux sont revenus faire leur nid.
La flore a pu se rétablir dans le parc et l’on compte aujourd’hui une grande variété de plantes qui avait disparu.
Les rivières ont changé
En plus de cela, la présence de loups a changé le cours des rivières. Comme la végétation est revenue, elle a pu à nouveau stabiliser les rives. L’érosion des berges des rivières a diminué, les cours d’eau serpentent moins, sont plus stables et profonds.
Cette réintroduction a eu des effets bénéfiques sur la biodiversité et montre que les loups, tout comme les autres espèces animales, ont une place importante dans l’écosystème.
