Le parlement irlandais adopte la légalisation de l'avortement

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7 mois après la large victoire du « oui » en faveur de l’abrogation de l’interdiction constitutionnelle de l’avortement, les députés ont adopté le projet de loi.

Le 25 mai, l’Irlande, pays à très forte tradition catholique, avait approuvé par référendum à plus de 66 % la libéralisation de l’avortement. Aujourd’hui, le parlement a adopté ce projet de loi et il reste maintenant au président Michael Higgins à signer cette loi pour qu’elle entre en vigueur.

7 mois après le référendum, le parlement irlandais a adopté l'avortement. Crédit : Le Printemps / Shutterstock

« Un moment historique pour les femmes irlandaises »

Près de trois ans après la légalisation du mariage homosexuel, l’Irlande rompt une nouvelle fois avec sa tradition en autorisant l’intervention volontaire de grossesse sans conditions jusqu’à 12 semaines ou dans les cas de « risque pour la vie » ou de « grave danger pour la santé » de la femme enceinte. Cette autorisation permet aussi l’avortement en cas d’anomalie du fœtus qui pourrait conduire à sa mort in utero.

Leo Varadkar, le Premier ministre irlandais, a salué un « moment historique pour les femmes irlandaises » sur Twitter. Simon Harris, le ministre de la santé a applaudi « un vote qui met fin aux voyages solitaires, à la stigmatisation et soutient les choix des femmes dans notre pays » et a rendu hommageaux militants qui se sont battus pendant 35 anspour abolir le 8e amendement de la Constitution irlandaise : « je veux remercier la minorité qui s’est battue quand il était pratique pour la majorité d’ignorer ».

« Il y a un peu plus de 200 jours, vous le peuple d’Irlande, avez voté pour abroger le 8e (amendement de la Constitution irlandaise) pour que nous traitions les femmes avec compassion. Aujourd’hui nous avons voté la loi qui transformera ce vœu en réalité. Un vote qui met fin aux voyages solitaires, à la stigmatisation et soutient les choix des femmes dans notre pays ».

Amnesty International, l’ONG qui milite pour mettre fin aux atteintes des droits humains, a évalué le vote, comme « un progrès important pour les droits fondamentaux des femmes » malgré « des obstacles qui demeurent dans le projet de loi ».

Le président Michael Higgins doit maintenant signer la loi pour qu’elle puisse entrer en vigueur.

Source : Le Monde
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