Le phénomène baptisé “Super El Niño” est une activité naturelle et cyclique apparue dans l’océan Pacifique au printemps dernier. Il s’agit d’une oscillation naturelle du climat qui survient tous les deux à sept ans et qui perturbe les régimes de température et de précipitations dans de nombreuses régions du monde, notamment celles situées près du Pacifique équatorial. Le rôle d’El Niño dans les températures mondiales était également évoqué à propos du record de chaleur de juin 2024.
Cependant, l’intensité du phénomène est telle que les catastrophes climatiques s’enchaînent partout dans le monde. Actuellement, la Bolivie est touchée par une vague de sécheresse majeure. Ce samedi 31 octobre, le président bolivien a déclaré l’état d’urgence dans le pays afin de mobiliser des ressources dans les zones touchées par la sécheresse.
Une sécheresse et des inondations partout dans le monde
Depuis plusieurs mois, l’Indonésie est victime de gigantesques incendies attisés par la sécheresse. Selon Le Monde, la Guyane n’a connu que 2,9 millimètres de pluie en septembre et l’accès à l’eau potable est de plus en plus difficile. Les incendies sont également nombreux au Pérou tandis que l’Inde a connu l’une des moussons les plus faibles depuis 25 ans, ce qui menace la production agricole et la sécurité alimentaire.

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À l’inverse de la sécheresse, le Mexique a été touché par un violent ouragan et des pluies torrentielles sont attendues à l’ouest des États-Unis, en Amérique du Sud et en Afrique de l’Est, comme au Kenya. Ces pluies, également très fortes au Chili, pourraient provoquer des inondations, des crues et des glissements de terrain.
2 000 personnes touchées aux îles Galapagos
Ces derniers jours, les îles Galapagos ont également été touchées par de fortes pluies. Au moins 2 000 personnes ont été impactées sur l’île de Santa Cruz, soit l’île la plus peuplée de l’archipel. La pluie a commencé à tomber le 30 octobre, créant des inondations importantes dans les rues. Certaines maisons sont devenues inhabitables et des familles ont été évacuées.
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Pour aider les sinistrés, deux avions ont transporté des tonnes d’aide humanitaire comme de la nourriture, de l’eau, des vêtements, des médicaments, des matelas et des pompes pour évacuer l’eau.
Le pic attendu pour la fin de l’année
Si la situation est critique partout dans le monde, elle ne devrait pas s’améliorer tout de suite. En effet, bien que le phénomène ait atteint une “ampleur inédite”, son pic d’intensité est attendu pour la fin de l’année.
Les catastrophes naturelles devraient donc continuer, voire augmenter, jusqu’à la fin de l’année 2026. Pour mesurer la force d’El Niño, les chercheurs relèvent des anomalies de températures des eaux dans le Pacifique équatorial. Selon le dernier bulletin saisonnier de l’Organisation météorologique mondiale publié le 21 octobre dernier, l’indice d’El Niño est passé de + 2 degrés à + 2,8 degrés entre juillet et septembre. L’anomalie de température pourrait grimper jusqu’à environ + 4 degrés d’ici la fin de l’année et selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), il y a 83 % de risques qu’un “événement historique” se produise entre octobre et décembre.
De nouveaux travaux de recherche devraient être menés par la suite pour comprendre ce phénomène météorologique et l’anticiper davantage.
