Il allait arrêter pour la journée quand son détecteur a sonné : à 10 cm sous terre, il déterre une pépite d'or de 1,2 kg estimée jusqu'à 100 000 euros

Dans l'outback australien, un chercheur d'or amateur a déterré une pépite de 1,2 kg contenant 940 g d'or. Il a failli passer à côté.

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Une pépite d'or de 1,2 kg cachée à une dizaine de centimètres sous la terre rouge de l'outback australien. Un chercheur d'or amateur l'a déterrée mi-octobre, au moment où il s'apprêtait à arrêter pour la journée.

L'homme, qui vit à Broken Hill et souhaite rester anonyme, creusait depuis plusieurs jours sur le domaine de Mount Stuart, près du village de Tibooburra, dans le nord-ouest de la Nouvelle-Galles du Sud. Il a raconté sa découverte au groupe audiovisuel public australien ABC, qui a publié son histoire ce lundi 26 octobre. De son propre aveu, il a bien failli passer à côté.

Un signal faible, puis le détecteur s'emballe

En fin de journée, son détecteur de métaux, un Gold Monster 2000, capte un signal discret. Rien qui laisse deviner la taille de l'objet. Il commence à creuser.

Le signal n'était pas fort pour la taille de la pièce, mais une fois descendu à 100 millimètres environ, la machine hurlait.

C'est ce qu'il a confié à ABC (propos traduits de l'anglais). Dès le premier ou le deuxième coup de grattoir, un point jaune vif apparaît au centre du trou. Sur les images de la découverte, on l'entend exulter, les mains plongées dans la terre caillouteuse. Il espère alors ne pas être tombé sur « un caillou peint ».

pépite de 1,2 kg trouvée près de Tibooburra, en Australie

Ce n'en est pas un. La pépite, parsemée de quartz, pèse 1 218 grammes et mesure 8 à 9 centimètres de long. Les analyses montrent qu'elle contient environ 940 grammes d'or.

Jusqu'à 125 000 euros auprès d'un collectionneur

Au cours de l'or, elle vaut entre 93 000 et 100 000 euros environ. Son propriétaire veut la vendre à un collectionneur et pense pouvoir en tirer jusqu'à 125 000 euros. Il lui a déjà trouvé un surnom : la « patate de Tibooburra ».

Pour donner un ordre de grandeur, elle renferme presque autant d'or qu'un lingot d'un kilo, la référence des investisseurs, coté autour de 115 650 euros ce lundi en France sur le site spécialisé Gold.fr.

Ce genre de trouvaille reste exceptionnel. Le chercheur prospecte depuis des années et connaît surtout les journées à vide. Il raconte déterrer des balles de plomb, des clous laissés par les anciens chercheurs, des fers à cheval. « Tout », résume-t-il.

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Un « club du kilo » très fermé

Greg Spangler vend du matériel de prospection à Broken Hill depuis une vingtaine d'années. Dans toute sa carrière, il n'a vu qu'une seule autre personne trouver une pépite de plus d'un kilo. La plupart des chercheurs rapportent des paillettes ou de petites pépites de quelques onces.

Il en plaisante : les prospecteurs du coin ont inventé un « club de l'once », purement fictif, mais rares sont ceux qui peuvent prétendre entrer dans le « club du kilo ».

La flambée de l'or attire de plus en plus d'amateurs, selon lui. Le cours a atteint un record en janvier avant de redescendre, tout en restant élevé. Le vendeur met aussi en avant l'exercice, l'air pur et le calme : on est le premier à voir le lever du soleil, et toute la famille peut s'y mettre.

Il reste de l'or à Tibooburra

La prospection autour de Tibooburra remonte à la fin des années 1880 et attire aujourd'hui de nombreux touristes. Les terrains communaux qui entourent le village sont pour l'instant fermés aux chercheurs, le temps d'obtenir des autorisations liées aux droits fonciers des peuples autochtones. Au moins deux domaines de la région, Mount Stuart et Gumvale, ouvrent leurs terres aux prospecteurs contre paiement.

Pour Greg Spangler, le filon est loin d'être épuisé : à chaque pluie, des chercheurs trouvent de l'or là où il n'y en avait pas avant.

L'heureux propriétaire de la pépite n'a qu'un conseil pour ceux qui voudraient tenter leur chance :

Continuez à marcher, à balayer le sol et creusez chaque cible.

Source : ABC News

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Manon Moreau

Au sujet de l'auteur :

Journaliste polyvalente, Manon couvre aussi bien l'actualité chaude que les sujets de société, la culture et la vie pratique. Elle privilégie les angles concrets, les sources croisées et les explications accessibles, quel que soit le thème traité.

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