Ces vidéos montrent la réalisation complète de Bradley, de la vue extérieure sur son grand porche jusqu'aux détails astucieux de son aménagement intérieur en bois.
Payer un loyer n'était plus une option. Juste après le lycée, Bradley débourse une année entière de loyer pour son logement étudiant. Il réalise immédiatement qu'il jette son argent par les fenêtres. Il retourne vivre chez ses parents avec un objectif radical : économiser suffisamment d'argent pour payer comptant la construction de sa propre maison.
Ses proches doutent de la faisabilité du projet, jusqu'au jour où il gare une immense remorque à plateau de 27 pieds (environ 8 mètres) dans la cour familiale. Pendant un an et demi, en parallèle de ses études de comptabilité, il consacre tout son temps libre à la construction de sa tiny house, baptisée « Rolling Quarters ».
Un aménagement sur mesure pour la vie étudiante
Aujourd'hui, l'étudiant a garé sa maison d'environ 21 mètres carrés sur un terrain boisé à Jacksonville, en Floride, juste au bord d'un ruisseau. Il a conçu l'espace de vie comme un long couloir ouvert. L'absence de cloisons intermédiaires permet au regard de traverser toute la maison jusqu'à la fenêtre du fond, éliminant le sentiment d'enfermement.
Il a réservé l'avant de la remorque pour construire un véritable porche extérieur de 1,5 mètre de profondeur. Cette entrée couverte lui permet de profiter de la vue sur la nature floridienne et rappelle l'architecture des maisons traditionnelles du Sud des États-Unis.
À l'intérieur, le bois clair habille les murs et le plafond. Au lieu d'assombrir la pièce avec de la peinture ou un vernis teinté, il a appliqué un simple polyuréthane. Il a également ramené de véritables branches d'arbres à l'intérieur pour accentuer l'esprit cabane.
Le salon intègre un futon reposant sur de vieux casiers d'école en métal, parfaits pour ranger ses chaussures. Pour optimiser l'espace au sol, il a fixé sa télévision sur un bras articulé au mur. L'écran pivote à volonté vers le canapé ou vers le coin repas.
Une douche trouvée sur le trottoir pendant un footing
Le nom « Rolling Quarters » possède un double sens. Il désigne à la fois des quartiers d'habitation sur roues et l'idée de compter chaque pièce de monnaie (les « quarters »). Bradley refuse fermement le principe du crédit bancaire.
Pour tenir son budget, il écume le site d'annonces Craigslist et fait preuve d'un redoutable opportunisme. L'anecdote la plus marquante de son chantier concerne sa salle de bain. Alors qu'il fait un footing dans son quartier, il aperçoit un bac de douche en fibre de verre de 90 centimètres sur 90 abandonné au bord de la route. Il pique un sprint jusqu'à chez lui pour récupérer son camion et embarque la cabine gratuitement avant que quelqu'un d'autre ne s'en empare.
Il fabrique lui-même tous ses meubles de cuisine en utilisant des portes de placard en chêne massif dénichées dans une benne à ordures. Cet esprit de récupération ne l'empêche pas de s'offrir une cuisine très spacieuse. Bradley dispose de 2,4 mètres de plan de travail et d'un évier très profond. Il a surélevé son grand réfrigérateur pour glisser un four à convection juste en dessous.
La facture finale impressionne. En comptant scrupuleusement chaque ticket de caisse, son projet lui a coûté 13 624 euros très exactement.
Un ouragan inonde son nouveau foyer
Quelques semaines seulement après son installation à Jacksonville, un ouragan de catégorie 5 frappe la Floride. Par excès d'optimisme, Bradley décide de ne pas déplacer sa maison, pourtant garée en zone inondable. L'eau monte et s'infiltre à l'intérieur. L'étudiant doit arracher le sol en urgence et retirer toute l'isolation trempée pour éviter la prolifération des moisissures. Il mène ces lourdes réparations le soir, entre ses cours universitaires et ses entraînements d'athlétisme sur piste. Il finit par poser un nouveau plancher sain.

La tiny house abrite aussi une chambre en mezzanine, accessible par une échelle robuste fabriquée en tuyaux de métal galvanisé. Au fond du rez-de-chaussée, la salle de bain accueille la fameuse douche récupérée et des toilettes à compost. Juste à côté, Bradley a aménagé un véritable bureau, séparant ainsi strictement son espace de travail de sa zone de détente.
L'étudiant vit dans sa maison depuis trois mois. Il partage son espace avec un colocataire atypique : Peanut, un boa arc-en-ciel du Brésil qui vit dans un terrarium placé sur une étagère du salon. En garant sa voiture devant sa tiny house à la tombée de la nuit, Bradley ressent toujours la même fierté. Il ne paiera plus jamais de loyer et a découvert qu'il était capable de réaliser des travaux complexes, comme l'installation électrique, qu'il pensait au départ confier à des professionnels.
Source : Living Big In A Tiny House
