Elle sonne presque sans arrêt depuis 1840 à Oxford : personne ne sait ce qui se passe dans ses piles, et les scientifiques refusent de l'ouvrir

Dans un laboratoire d’Oxford, une petite sonnerie installée en 1840 tinte presque sans interruption depuis près de deux siècles.

Ajoutez-nous sur Google Commentaires

Alors que certains smartphones ont une durée de vie limitée, la cloche électrique d’Oxford, aussi appelée « pile sèche de Clarendon », tinte toujours, plus de 180 ans après son installation.

Aujourd’hui, on vous raconte l’histoire de ce dispositif qui fascine les scientifiques.

Cette cloche électrique fonctionne depuis 1840

Tout commence au milieu du XIXe siècle, en 1840, lorsque Robert Walker, professeur de physique à la prestigieuse université d’Oxford, en Angleterre, fait l’acquisition d’un dispositif expérimental composé de deux piles sèches reliées à une paire de clochettes électriques.

Le physicien compte l’ajouter à sa collection d’instruments scientifiques, rapporte le site Upworthy.

Robert Walker, qui est aussi révérend, prend soin d’apposer une étiquette sur son nouvel appareil. Celle-ci porte la mention « Installé en 1840 ». Il est alors loin de se douter qu’il possède entre les mains un objet qui allait marquer l’histoire.

La cloche électrique d’OxfordCrédit Photo : Wikimédia

Elle établit un record de longévité 

Depuis cette date, la petite bille métallique oscille entre les deux clochettes qui tintent presque sans interruption.

La cloche électrique se trouve aujourd’hui sur une étagère, dans le hall du laboratoire Clarendon de l’université d’Oxford, protégée par une cloche de verre.

Si elle ralentit à cause de l’humidité et que le son qu’elle produit devient moins audible, elle fonctionne toujours. Elle est d’ailleurs inscrite au Guinness World Records comme la pile la plus durable au monde.

Selon les archives historiques du département de physique de l’université, la cloche électrique d’Oxford aurait déjà retenti environ 10 milliards de fois depuis 1840. Impressionnant, n’est-ce pas ?

La suite après cette vidéo

Personne ne connaît sa composition exacte

Sans réelle surprise, une question se pose : comment expliquer sa longévité exceptionnelle ? Pour l’instant, personne ne peut affirmer avec certitude ce qui se passe à l'intérieur de l’appareil ni connaître la composition exacte de ses deux piles.

« On ignore la composition exacte de ces piles, mais il est clair que le revêtement extérieur est en soufre, assurant ainsi l’étanchéité des cellules et de l’électrolyte », écrivait en 1984 A.J. Croft, ancien chercheur au laboratoire Clarendon.

Une chose est sûre cependant : les scientifiques refusent de l’ouvrir pour ne pas mettre fin à cette expérience.

Mais la cloche électrique d'Oxford pourrait rendre l’âme dans les cinq à dix prochaines années. C’est en tout cas ce qu’estimait le professeur Robert Taylor en 2024. L’appareil pourrait cesser de fonctionner en raison du ralentissement de son mécanisme.

De quoi percer enfin ce mystère !

Suivez-nous sur Google

Jenna Barabinot

Au sujet de l'auteur :

Formée à l’EFJ, école de journalisme, Jenna Barabinot publie pour Demotivateur depuis 2020. Rédactrice généraliste, elle traite l’actualité, les faits de société et les histoires de vie. Ses articles abordent également les animaux, le cinéma et les séries.

À lire aussi