En 1996, Christa Pike, âgée de 19 ans, a été condamnée à mort pour avoir torturé et tué une femme, craignant qu’elle ne lui vole son petit ami. Pour cela, elle l’a attirée dans un bois et l'a torturée, lacérée et tuée. Sur le corps de la victime, les policiers ont découvert la trace d’un pentagramme, en référance aux cultes sataniques. Christa Pike se serait également vantée auprès d'un autre élève d'avoir conservé un fragment du crâne de sa victime comme "souvenir".
La jeune femme a donc été condamnée à mort et elle est devenue la première femme à être exécutée dans le Tennessee depuis 200 ans.
Deux injections létales
Trente ans plus tard, l'exécution de Christa Pike aujourd'hui âgée de 50 ans devait avoir lieu ce mercredi 30 septembre. Avant de recevoir l’injection, elle aurait prononcé les mots suivants : “Je vais quitter ce monde comme j’ai passé la majeure partie de ma vie, c’est-à-dire en étant amoureuse.” Cependant, après une première injection létale à 19h26, Christa Pike était toujours en vie.
Voyant que la criminelle était toujours réveillée, une deuxième injection létale lui a été administrée à 20h26. Comme le rapporte NBC News, elle aurait donc reçu deux doses de pentobarbital.
Elle est toujours en vie
Ses avocats ont affirmé que malgré ces deux injections, Christa Pike était “toujours en vie”, qu’elle n’avait “pas perdu connaissance”, que son “coeur battait toujours” et qu’elle “ronflait bruyamment”. Pourtant, selon l’administration pénitentiaire, “chaque étape du protocole d’exécution légal et établi par l’État a été respectée”. Les journalistes présents sur place au moment de l'exécution ont décrit les ronflements et les plaintes de Christa Pike concernant la douleur qu'elle ressentait. Elle aurait également donné de nombreux coups de pied qui auraient fait tomber les draps qui étaient sur elle.
Bien que ses avocats n’aient pas donné de détails sur son état de santé, Christa Pike a été hospitalisée. Comme l’a indiqué le Death Penalty Information Center, son cas est “l’une des pires exécutions ratées de l’ère moderne de la peine de mort”.
Les prochaines exécutions suspendues
Face à cet événement, le gouverneur du Tennessee Bill Lee a suspendu toutes les exécutions restantes prévues cette année. Il a également ordonné “un examen complet par un tiers” afin de déterminer ce qu’il s’est passé et de comprendre pourquoi Christa Pike n’est pas morte.
Ce cas serait “singulier et sans précédent” puisque jamais personne n’aurait survécu après avoir reçu les médicaments utilisés lors de ces injections.
