L’été 2026 a été marqué par les feux de forêt. Fréquents et inarrêtables, ces derniers ont fait de nombreux morts partout dans le monde ainsi que des dégâts considérables. Dans certains cas, ces incendies étaient volontaires, comme lorsque ce pompier a mis le feu à la forêt de Fontainebleau. Cet été, un pyromane s’est également approché d’une forêt avec une boîte d’allumettes avant d’être arrêté in extremis.
L’Algérie a également été touchée par les feux de forêt. Une suite d’incendies meurtriers a touché le nord-est du pays cet été. Officiellement, les feux ont fait 12 morts, mais le bilan s’élargirait à plusieurs dizaines de décès selon des témoins.
Les auteurs de feux de forêt condamnés à mort
Suite à ces nombreux feux, l’Algérie a pris une décision radicale ce jeudi 1er octobre. Désormais, les auteurs de feux de forêt seront condamnés à la peine de mort. Selon BFMTV, cette dernière sera appliquée aux personnes reconnues coupables d’avoir “volontairement mis le feu à des forêts, bois ou champs plantés ou non”.
Jusqu’à présent, les auteurs de feux de forêt risquaient 20 ans de prison. Désormais, le gouvernement algérien estime que les incendies criminels ont atteint “le niveau de crime organisé”, ce qui justifie cette décision.
“Le fait de cibler les composantes environnementales et économiques du pays en mettant volontairement le feu, parfois sur instigation étrangère, constitue une forme caractérisée de trahison et d’atteinte à l’intégrité du territoire national”, a indiqué le ministère de la Justice.
La peine de mort élargie
En Algérie, la peine de mort était réservée aux affaires de terrorisme ou d’homicides volontaires. En plus des feux de forêt, elle sera également appliquée aux enlèvements d’enfants accompagnés de violences graves. Jusqu’à présent, ce crime était puni de la prison à perpétuité.
“L’adoption de la peine de mort pour ces actes constitue la réponse juridique appropriée pour éradiquer ces crimes”, a indiqué Lotfi Boudjemaa, ministre de la Justice.
Reprendre les exécutions en Algérie
Suite aux protestations qui ont suivi la décision du gouvernement, celui-ci a annoncé que des voies de recours seraient possibles pour les condamnés, qui auront toujours la possibilité de solliciter la grâce présidentielle.
Depuis 1993, l’Algérie ne pratique plus les exécutions après avoir adopté un moratoire. Cependant, elle continue de prononcer la peine de mort, censée être dissuasive. Mais récemment, le président a annoncé vouloir mettre fin à ce moratoire afin de reprendre les exécutions.
Pour le moment, le texte sur les feux de forêt a été adopté par la chambre basse du Parlement. Il doit maintenant être examiné par le Conseil de la nation avant d’être promulgué par le président de la République pour entrer en vigueur.
