206 km/h. C'est la vitesse relevée par les gendarmes de l'Aveyron, vendredi 9 octobre 2026, vers 17 heures, sur l'A75 aux abords de Millau. Au volant, une jeune conductrice titulaire d'un permis probatoire. Sur autoroute, elle n'avait pas le droit de dépasser 110 km/h.
La jeune femme, originaire de l'Hérault, rentrait chez elle à Montpellier. D'après les gendarmes, cités par Centre Presse Aveyron, elle était simplement trop pressée d'arriver. Les militaires l'ont interceptée dans la foulée.
96 km/h de trop
Le calcul donne le vertige. Avec 206 km/h au compteur pour une limite fixée à 110, la conductrice roulait 96 km/h au-dessus de la vitesse que lui autorise son statut de jeune conducteur. C'est presque le double.
Cette limite de 110 km/h s'applique à tous les titulaires d'un permis probatoire, même quand les panneaux affichent 130 km/h. Les conducteurs qui obtiennent leur permis pour la première fois y sont soumis pendant leurs premières années de conduite. Le « A » collé à l'arrière de leur voiture le signale aux autres usagers.
Permis retiré et voiture à la fourrière
La sanction est tombée sur place. Les gendarmes lui ont retiré son permis probatoire et ont fait envoyer sa voiture à la fourrière sur-le-champ.
Le véhicule y restera une semaine. Son propriétaire ne pourra le récupérer qu'à deux conditions : la justice ne doit pas s'y opposer, et il devra payer le remorquage et le gardiennage.
Le plus lourd reste à venir. La jeune Héraultaise sera convoquée plus tard devant la justice pour répondre de ses actes. Elle risque une forte amende et la suspension de son permis de conduire.
Un délit depuis décembre 2025
Jusqu'à récemment, ce genre d'excès restait une contravention, sauf en cas de récidive. Les règles ont changé le 29 décembre 2025. Depuis cette date, tout dépassement d'au moins 50 km/h au-dessus de la limite constitue un délit, dès la première fois.
L'automobiliste peut se voir proposer une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros, ramenée à 250 euros si elle est payée sous 15 jours et portée à 600 euros en cas de retard. Le paiement éteint les poursuites. Si l'affaire part devant le tribunal correctionnel, l'addition grimpe : jusqu'à 3 750 euros d'amende, jusqu'à trois mois de prison, une suspension ou une annulation du permis et la confiscation du véhicule. Le délit peut aussi être inscrit au casier judiciaire.
Côté points, un excès de 50 km/h ou plus en coûte 6. Pour un jeune conducteur encore dans sa première année de permis, c'est la totalité de son capital : le permis est alors invalidé.
Le gouvernement avait justifié ce durcissement par la flambée de ces très grands excès. Le ministère de l'Intérieur en a recensé 63 217 en 2024, soit 69 % de plus qu'en 2017.
Les gendarmes de l'Aveyron en alerte
Les gendarmes de l'Aveyron disent constater régulièrement des accidents matériels et corporels impliquant des conducteurs alcoolisés. Ils assurent rester particulièrement mobilisés contre les excès de vitesse et la consommation d'alcool au volant.
Source : Service Public
