Le FSD de Tesla est déjà autorisé dans 8 pays européens : voici lesquels, et pourquoi la France n'en fait pas partie

Pays-Bas, Belgique, Danemark, Croatie : huit États ont validé le FSD de Tesla sur leurs routes. La France reste à l'écart et le vote européen est repoussé.

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Tesla a annoncé mardi 29 septembre que la Croatie autorisait à son tour le FSD Supervisé, son système d'aide à la conduite le plus avancé. Le pays devient le huitième en Europe à ouvrir ses routes à ce logiciel, moins de six mois après le premier feu vert, donné par les Pays-Bas le 10 avril. La France, elle, ne fait pas partie de la liste.

Malgré son nom, « Full Self-Driving », le système ne transforme pas la voiture en véhicule autonome : le conducteur reste responsable à chaque instant et doit pouvoir reprendre la main. C'est d'ailleurs ce que répètent toutes les autorités qui l'ont validé.

Les 8 pays qui ont dit oui, et à quelle date

  • Pays-Bas : 10 avril 2026, par l'autorité RDW, la première en Europe ;
  • Lituanie : 20 mai 2026 ;
  • Estonie : 29 mai 2026 ;
  • Danemark : 9 juin 2026 ;
  • Belgique : 10 juin 2026 ;
  • Slovénie : 7 septembre 2026 ;
  • Tchéquie : 21 septembre 2026, à titre provisoire ;
  • Croatie : annonce de Tesla le 29 septembre 2026.

Le rythme s'est d'abord emballé en quelques semaines, entre fin mai et mi-juin, avant une pause de près de trois mois. Les trois derniers pays sont tous arrivés en septembre.

Un feu vert néerlandais que chaque pays reprend à son compte

Il n'existe pas encore d'autorisation valable dans toute l'Union européenne. Tout part de l'homologation provisoire délivrée par le RDW aux Pays-Bas, après, selon Tesla, plus de 1,6 million de kilomètres de tests sur des routes européennes. Les autres États ont choisi de la reconnaître, un par un, sur leur territoire.

La Belgique en offre un exemple concret. La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder, a signé la décision le 10 juin. Comme les homologations de véhicules passent par les régions, sa signature vaut pour l'ensemble du pays. Au Danemark, l'autorité routière précise avoir mené sa propre analyse des documents techniques avant de suivre l'avis néerlandais.

Plusieurs de ces décisions ont surpris. La Tchéquie avait indiqué en juin préférer attendre une position européenne coordonnée, avant de changer de cap le 21 septembre. Quant à la Croatie, son office de métrologie avait déclaré le 10 septembre au média Autonet que l'homologation néerlandaise n'était pas acceptée à ce stade. L'annonce de Tesla est tombée 19 jours plus tard.

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Ce que le FSD permet, et ce qu'il ne permet pas

En Europe, le FSD Supervisé reste un système de niveau 2. Il gère la direction, les changements de voie et d'autres manœuvres, mais une caméra surveille l'attention du conducteur. Le RDW a rappelé qu'il est par exemple interdit de lire le journal au volant.

L'accès se fait par abonnement. D'après les relevés de la presse spécialisée, il est facturé 99 euros par mois, avec un tarif réduit à 49 euros pour les propriétaires ayant déjà acheté l'Autopilot amélioré. Seules les voitures équipées du calculateur Hardware 4 sont concernées pour l'instant.

Tesla met en avant ses propres statistiques, selon lesquelles ses véhicules en FSD Supervisé seraient impliqués dans 4,1 fois moins de collisions que les voitures conduites manuellement. Il s'agit de données du constructeur, pas d'une évaluation indépendante.

La France attend, et le vote européen est repoussé

Tesla espérait un vote à l'échelle de l'Union le 6 octobre. L'ordre du jour publié par le comité technique européen ne prévoit finalement que 25 minutes de discussion. La prochaine occasion de trancher serait en décembre. Pour passer, le texte devra réunir au moins 15 des 27 États membres, représentant 65 % de la population de l'Union.

Le principal point de friction tient à la vitesse : la Suède, puis la France, ont soulevé le risque que le système dépasse les limitations. En juillet, la France a refusé de reconnaître l'homologation néerlandaise, son ministre des Transports, Philippe Tabarot, invoquant les dépassements de vitesse et l'attention des conducteurs en ville. Début septembre, Paris a toutefois indiqué avoir commencé à tester deux voitures équipées du FSD sur route ouverte, après un échange qualifié de « constructif » avec Elon Musk.

Pour les conducteurs français, le FSD reste donc hors de portée sur les routes du pays, mais il est déjà autorisé chez leurs voisins belges.

Source : Reuters & Moniteur Automobile

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Manon Moreau

Au sujet de l'auteur :

Journaliste polyvalente, Manon couvre aussi bien l'actualité chaude que les sujets de société, la culture et la vie pratique. Elle privilégie les angles concrets, les sources croisées et les explications accessibles, quel que soit le thème traité.

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