Une chambre gratuite sur une île de la mer Baltique, des chevaux au pré et la mer en contrebas. Sur Bornholm, au Danemark, Finn et Susan ouvrent leur petite ferme bio à des voyageurs du monde entier, à condition qu'ils mettent la main à la terre.
L'annonce est publiée sur Workaway, une plateforme qui met en relation des hôtes et des bénévoles prêts à travailler quelques heures par jour contre le gîte. Elle vient d'être relayée par plusieurs médias d'Amérique latine. Le profil du couple, lui, était encore actif le 20 octobre 2026.
Une ferme bio près d'un village de pêcheurs
La propriété se trouve près de la côte, à côté de Teglkås, un minuscule port de pêche de la côte ouest de l'île, près de Hasle. Le village aligne de petites maisons de pêcheurs et d'anciens fumoirs, coincés entre une plage étroite et un terrain qui grimpe à environ 80 mètres. Son port date de 1850.
Chez Finn et Susan, un grand potager de légumes et de fleurs occupe une partie du terrain. Les animaux, eux, sont partout. Le couple liste quatre chevaux, petits et jeunes, deux cochons kunekune, quatre moutons, sept canards, de nombreuses poules, deux chiens et deux chats.
Les chevaux, les chiens et les cochons sont dressés au clicker, une méthode fondée sur le renforcement positif. Monter à cheval est possible, mais seulement accompagné d'une personne qui connaît les animaux, et avec une limite de poids de 70 kilos.
Potager, clôtures et vaisselle
Le travail se fait surtout dehors. Il faut désherber, s'occuper du jardin, nourrir les animaux, poser des clôtures, construire des chemins en pierre, repeindre, réparer et faire un peu de menuiserie. Les hôtes préviennent que certaines tâches sont physiques. Il y a aussi la maison : ménage, vaisselle et repas pour la famille.
Le nombre d'heures quotidien n'apparaît pas dans l'annonce, contrairement à ce qu'affichent certains titres repris en ligne. Dans des avis laissés en 2016 et 2017, l'hôte comme un bénévole évoquent cinq heures de travail par jour, avec des jours de repos chaque semaine. D'autres racontent que le programme de la journée est affiché chaque matin.
Les reprises de l'annonce indiquent aussi ne pas savoir si les repas sont compris. Les avis récents sont plus clairs. En mai 2024, un bénévole écrit que Susan préparait à manger pour tout le groupe, matin, midi et soir. Une autre, passée en avril 2026, raconte la même chose.
Susan cuisinait tous les jours des plats frais et délicieux pour nous tous.
Cette phrase, traduite de l'anglais, est tirée de l'avis d'une bénévole publié sur le profil Workaway du couple en avril 2026.
Trois semaines minimum, et pas de familles
Le logement compte une grande chambre pour quatre personnes, une chambre pour deux et une chambre individuelle réservée aux moments de calme. Finn et Susan prêtent des vélos pour explorer l'île. Une voiture peut aussi être empruntée, l'essence restant à la charge de celui qui conduit.
Le couple n'accueille pas les voyageurs au fil de l'eau. Il reçoit des groupes de bénévoles quelques fois par an et demande de rester au moins trois semaines, idéalement pendant toute la période prévue. Il préfère les personnes qui voyagent seules et ne peut pas recevoir de familles. Les six enfants des hôtes passent parfois le week-end ou pendant les vacances.
Le profil cumule 41 avis, tous classés « excellent », et le badge de « Top Host ». Plusieurs voyageurs y saluent la vue sur la mer et la nourriture. Certains rappellent aussi que le travail est éprouvant physiquement. Finn et Susan parlent danois et anglais.
Tout n'est pas gratuit pour autant. Pour contacter un hôte, il faut un abonnement Workaway, facturé une soixantaine d'euros par an pour une personne seule. Le voyage reste à la charge du bénévole. Depuis Copenhague, Bornholm se rejoint en passant par Ystad, en Suède, puis en ferry. Une autre liaison maritime part de Sassnitz, en Allemagne.
Source : Workaway & Destination Bornholm
