Cette femme de 30 ans se souviendra encore longtemps de son dernier footing.
La raison ? Elle a croisé la route d’un chamois particulièrement agressif. Un face-à-face qui a mal tourné après que l’animal l’a attaquée.
Une joggeuse violemment attaquée par un chamois à Besançon
Les faits se sont produits le jeudi 1er octobre, aux abords de la Chapelle-des-Buis, à Besançon, dans le Doubs, rapporte RTL. Que s’est-il passé ?
La jeune femme était en train de courir sur son itinéraire habituel lorsqu’elle est tombée sur un chamois. De prime abord, la joggeuse ne s’est pas sentie menacée. Et pour cause : elle croise souvent des bêtes sur son parcours.
Mais cette fois, la rencontre avec la faune sauvage a pris une tournure cauchemardesque. Le chamois s’est en effet dirigé tout droit sur la trentenaire avant de l’encorner. Grièvement blessée, la coureuse a fini par perdre connaissance.
« Quand je me suis réveillée, je me suis relevée. J'étais blessée à l'épaule, c'est là où la bête m'a encornée. J'ai les deux cornes sur l'épaule gauche et j'ai une plaie en Y à l'arrière du crâne », explique-t-elle à RTL.
La préfecture autorise l’abattage de l’animal
À l’hôpital, la Doubienne a reçu dix points de suture pour refermer sa plaie au niveau de l’épaule gauche et 18 agrafes à l’arrière du crâne.
Contre toute attente, ce n’est pas la première fois qu’une telle attaque se produit. Fin septembre, un autre joggeur a été pris pour cible par un chamois dans la même zone.
Au total, quatre cas ont été recensés depuis 2018, selon nos confrères. Après la nouvelle agression, la préfecture a donné le feu vert aux louvetiers pour intervenir afin d’identifier le chamois impliqué, qui pourrait être abattu.
À travers cette décision, les autorités espèrent empêcher une prochaine attaque dans la région. Mais l’identification s’annonce difficile. D’autant que la population de chamois s’élève à plusieurs dizaines d’individus.
« La difficulté, c'est d'identifier le chamois en question, mais il va falloir du repérage », a indiqué Benoît Fabbri, directeur des territoires, en charge de l’opération.
Une décision contestée
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette intervention fait grincer des dents, notamment celles de Jean Chapuis, délégué de l’ASPAS (Association de Protection des Animaux Sauvages) dans le Doubs.
Interrogé par France 3 Bourgogne-Franche-Comté, il qualifie la mesure d’« ubuesque ». Le militant estime que rien de permet d’affirmer que le chamois attaquera de nouveau et rappelle que les raisons de son comportement restent inconnues.
« La réaction de l'animal est brutale, mais tout à fait naturelle. Comme une mère pourrait le faire pour défendre son petit », a-t-il expliqué.
Avant d’ajouter :
« C’est scandaleux ! Quand un humain est touché par un animal, c'est tout de suite les grands moyens. Ils ont la gâchette facile ».
