23 ONG appellent le gouvernement à « sortir les citoyens de leur dépendance au diesel et à l'essence »

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Une tribune émanant d'ONG, engagées dans la défense de l'environnement, interpelle le gouvernement sur la nécessité d'une transition écologique rapide.

De nouveaux venus s’installent à la table des débats portant sur la hausse des prix du carburant. Alors que les tensions liées à cette augmentation ne cessent de s’exacerber à moins d’une semaine du blocage des routes prévu par les « gilets jaunes », 23 ONG lancent ainsi un appel au gouvernement exhortant ce dernier à accompagner les citoyens dans un processus de fiscalité écologique responsable.

Fiscalité écologique : 23 ONG lancent un appel au gouvernement. Crédit photo : The Power Plant / Shutterstock.

« Sortir les citoyens de leur dépendance au diesel et à l’essence »

À l’initiative du Réseau action Climat - composé de 23 ONG de défense de l’environnement dont le WWF (Fonds mondial pour la nature), Greenpeace, ou encore Oxfam -, une tribune interpelle ainsi le gouvernement ce lundi, l’encourageant à « sortir les citoyens de leur dépendance au diesel et à l’essence ».

Le texte, publié par nos confrères de France Info, réclame notamment « des mesures rapides et ambitieuses pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer autrement ».

« Depuis plusieurs jours, les prises de parole de plusieurs responsables politiques de tous bords alimentent les tensions autour de la hausse des prix des carburants, dénonçant à tout va la fiscalité écologique. Et ce, alors que ces mêmes responsables placent l'urgence climatique et la lutte contre la pollution de l'air parmi leurs priorités », est-il déploré dans un premier temps.

« Instrumentaliser la fiscalité écologique est irresponsable »

« Ces responsables devraient commencer par rappeler que la fiscalité écologique est un outil indispensable, en soi, pour répondre à la crise climatique que nous connaissons, et qu'il convient à tout prix de préserver les dispositifs mis en place via l'adoption de solutions concrètes additionnelles », poursuit la tribune.

Et le texte de fustiger ensuite une certaine instrumentalisation, dénonçant la responsabilité de l’État dans le marasme actuel : « Instrumentaliser la fiscalité écologique est irresponsable (…) Le gouvernement est également responsable de la crise en cours, puisqu'il tarde à mettre en place des mesures rapides et suffisamment ambitieuses pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer autrement. Responsable aussi parce que cette fiscalité qui touche les Français épargne les secteurs les plus polluants et émetteurs de gaz à effet de serre (…) La fiscalité écologique souffre donc malheureusement d'une instrumentalisation de tous les côtés.».

Insistant sur le fait que « des réponses existent » pour combattre « la vulnérabilité des Français » face « au prix des carburants », la tribune propose de s’occuper en priorité de « ceux qui ne peuvent pas faire autrement », appelant le gouvernement à leur « apporter de manière urgente un soutien financier, pour leur permettre de faire face à la hausse du prix des carburants ».

En guise de conclusion, le Réseau action Climat évoque les solutions qu’il préconise, soulignant que « les recettes tirées de la fiscalité écologique devraient justement servir à les développer. ».

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Source : France Info
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