Les girafes sont désormais menacées d'une « extinction silencieuse » en Afrique !

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À l’échelle du continent, le nombre de girafes a diminué de 40% entre 1985 et 2015, pour atteindre environ 98 000 individus, selon les chiffres de l’IUCN.

En effet, pendant des décennies, Lesaiton Lengoloni se posait peu de questions par rapport au plus grand animal terrestre, la girafe. « Avec une girafe, on pouvait nourrir le village pendant plus d’une semaine » avait déclaré ce berger vivant sur le haut plateau de Laikipia dans le centre du Kenya.

Mais au fil des années, les girafes se sont faites de plus en plus rares. Sur fond de croissance démographique, leur habitat a été de plus en plus fragmenté et réduit, alors que certains continuent de tuer les girafes uniquement pour leurs os et cervelle, qui sont considérés comme des remèdes contre le sida.

À l’échelle du continent africain, le nombre de girafes a diminué de 40% entre 1985 et 2015, pour atteindre environ 98 000 individus, selon les chiffres rassemblés par l’Union internationale pour la protection de la nature (IUCN).

Les girafes, espèces menacées d'une extinction «silencieuse» en Afrique. Crédit : Shutterstock

En Somalie, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo ou en Centrafrique notamment, les conflits favorisent le braconnage et rendent quasi impossible toute tentative d’étudier et protéger les girafes.

L’IUCN a d’ailleurs classé la girafe dans la catégorie des espèces « vulnérables » fin 2016, alors que durant la précédente évaluation datant de 2010, elle était classée comme « préoccupation mineure ».

La dernière proposition en date vise à réguler le commerce international des girafes dans le cadre de la Convention sur le commerce international des espèces menacées, qui se réunit du 17 au 28 août à Genève.

Les soutiens de la proposition invoquent le principe de « précaution » et soulignent qu’une classification obligerait les pays membres à récolter des données sur les exportations. Les critiques dénoncent une proposition guidée par « l’émotion » plutôt que les faits.

Symon Masiaine, coordinateur du programme d'études et de protection des girafes, de son côté, estime que quelle que soit la décision prise, cela veut dire que l’on en parle, et c’est ce dont les girafes ont besoin.

Source : AFP
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