Avec ses sculptures d'animaux sans yeux, cet artiste entend sensibiliser le public sur l'extinction des espèces

Coup de projecteur aujourd'hui sur le travail de Cyril Maccioni, un artiste corse qui gagne à être connu ! Avec ses sculptures d'animaux sans yeux, ce dernier tente d'alerter l'opinion sur l'extinction des espèces.

Alors que nous vivons actuellement la sixième extinction de masse, le temps est désormais compté pour de très nombreuses espèces, menacées de disparition.

Cette catastrophe, qui semble se dérouler dans l’indifférence générale, révolte de très nombreux scientifiques mais aussi des artistes qui n’ont de cessent d’alerter l’opinion sur l’imminence de cette hécatombe.

C’est notamment le cas de Cyril Maccioni, un sculpteur corse qui a fait de son art un moyen utile pour dénoncer avec force l’extinction des espèces.

Avec ses sculptures d'animaux noirs et sans yeux, Cyril Maccioni alerte l'opinion sur l'extinction des espèces

D’un noir étincelant, ses sculptures représentent des animaux parmi les plus célèbres, comme l’ours, le cheval, le gorille ou encore l’hippopotame.

Réalisées avec des matériaux légers comme le composite, ces œuvres possèdent également une particularité qui ne doit rien au hasard ! Chacun des spécimens sculptés est en effet dépourvus de ses yeux, comme si son regard s’effaçait peu à peu.

« Mes sculptures sont noires pour symboliser le deuil, l’extinction de masse (…) j’ai délibérément omis de sculpter des yeux à mes animaux en représentation de leur sacrifice. Et je les réalise avec une certaine brillance pour que chaque spectateur y voie son propre reflet. Ce sacrifice, chacun d’entre nous, en tant qu’être humain, en est responsable », explique Cyril Maccioni, sur le site de 30 millions d’amis.

Crédit photo : Cyril Maccioni

Crédit photo : Cyril Maccioni

Bien conscient qu’il ne pourra pas changer les choses à lui seul, il est tout de même heureux de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice pour la bonne cause.

« Ce message que je souhaite transmettre, ça ne va pas changer le monde. Mais si je peux alimenter la réflexion du public, j’aurais accompli mon devoir d’artiste. C’est ça le pouvoir de l’art », indique-t-il ainsi.

Chapeau l’artiste !

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