Grâce à cette méthode mnémotechnique, dites adieu aux vilaines fautes d'orthographe !

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Quoi de plus fascinant que la langue française ? Formidable et détonnant mélange en perpétuelle évolution, jadis parlée jusque dans la cour des rois d'Angleterre, des princes d'Allemagne et des tsars de Russie, elle regorge de petites particularités, d'exception perverses et de pièges retors qui font finalement tout son charme (et qui nous font nous arracher quelques cheveux au passage). 

Sandrine Campese est une écrivaine et journaliste, également contributrice au Projet Voltaire. Accompagnée de l'illustratrice Isabelle Fregevu-Claracq, elle a publié un petit fascicule à mettre entre toutes les mains pour ne plus écorcher notre belle langue : "99 nouveaux dessins pour ne plus faire de fautes", paru aux Éditions de l'Opportun le 8 septembre 2016 et disponible en librairie. Pour celles et ceux qui souhaiteraient commander le premier volume, c'est ici !

Outre les petites vignettes mnémotechniques, les pages de ce livre regorgent d'explications passionnantes et savoureuses sur l'origine des mots. Ainsi, au détour d'une image qui nous rappelle de bannir le "u" du mot  "langage", on apprendra que la pratique de ce même langage est, étymologiquement parlant, ce qui différencie l'enfant de l'adulte : l'enfant est celui « qui ne parle pas », du latin infans (avec le préfixe négatif in- et le verbe fari, parler.)

Autant vous dire que sur 99 illustrations, vous avez de quoi étoffer sérieusement votre culture, et vous faire passer enfin pour un fin lettré auprès de vos amis !

Nous avons sélectionné pour vous 15 de ces vignettes : toutes présentent des fautes d'orthographe courantes, que vous ne referez (normalement) plus jamais une fois ces images gravées dans votre mémoire !




« On écrit un courriel à l’attention d’un destinataire et pour ce faire on remplit le champ « A : ». On achète à l’intention d’un ami un cadeau qu’on emballe avec un bolduc frisé afin de former le « i » et son point. » 

À garder impérativement en tête, lorsque vous écrivez des courriers professionnels importants et autres demandes d'embauche ! 
 
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« L’accent circonflexe de côte est le vestige d’un  « s » disparu, celui du latin costa (flanc, côté). » 

Donc, on prendra soin d'ajouter l'accent circonflexe dans toutes les "côtes" se rapportant à un "côté" : les côtes qui sont les os de la cage thoracique, le vin "côtes-du-rhone", ou encore la "côte" qui désigne le bord de mer.

« On distingue ainsi la côte de la cote qui indique généralement une notation : « cote boursière », « cote d’alerte », « cote de popularité ». »
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« Une échelle appuyée contre une bibliothèque, dont les barreaux forment un « H », permet d’attraper les livres situés en hauteur, tandis que les lettres du nom auteur se profilent sur les tranches des ouvrages. » 
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« Quelle idée lumineuse ! Dans le filament entortillé d’une ampoule se profile le premier « E » du verbe penser. Mais veillons à ne pas trop s’en approcher, au risque de devoir panser notre doigt avec un pansement en forme de « A » ! »

Il suffisait d'y penser...
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq


On fait souvent l'erreur de confondre le mot anglais "language", et son équivalent français "langage", qui s'écrit sans le "u". Pour ne rien arranger, on dit "langue" avec un "u"... Alors pourquoi ? L'explication donnée par Sandrine Campese est limpide :

« Il est tentant d’ajouter un « u » à langage et pour cause : ce nom s’écrivait language en ancien français, forme que les Anglais ont intégrée telle quelle à leur vocabulaire. Désormais, language n’est employée que dans les pays anglo-saxons. Certes, la voyelle de la discorde était déjà présente dans la racine latine lingua, sur laquelle s’est formé le nom « langue ». Mais si en français le « u » est nécessaire dans « langue » pour créer le son [gue], on n’a pas besoin de lui dans « langage » ; « g + a » donnant déjà [ga]. » 

Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« Des écouteurs blancs, très reconnaissables, sont reliés à un « téléphone portable intelligent ». Ils forment les deux « P » du verbe appeler. »

Et le mieux, c'est que ça marche aussi avec les nouveaux écouteurs sans fil !
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« Allô ? Ça va ? Le combiné d’un téléphone « rétro » dessine un « C » tandis que la cédille est formée par le fil entortillé. Et après ça, vous voudriez encore écrire « sa va » ?
Ça est un pronom démonstratif, contraction familière de « cela ». » 

Plus d'erreur !
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

Quand écrit-on le mot "quant" avec un T à la fin ?  Si quanD signifie "à quel moment", quanT provient de la locution latine "quantum ad" : "en ce qui concerne".

« Bien décidé à parler de lui, un individu aux bras grands ouverts incarne le « T » de quant. Hommage à la chanson de Barbara, la frêle embarcation du marin, aux allures de coquille de noix, forme le « D » de quand. »

Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« Pour représenter le « S » de fois, un chemin sinueux ; à la place du « E » de foie, une tranche de foie gras ; quant à foi, il se termine par un « I » en forme de cierge. »

Et rien de mieux qu'une célèbre comptine de notre enfance, pour illustrer la différence d’écriture de ces trois homophones  !
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

"Tranquille" prend deux "L", tout comme tous ses dérivés : "tranquillement", "tranquillité", "tranquillisant" ou même "tranquillou".

« Un fauteuil confortable, dont les accoudoirs forment deux « L », vous tend les bras… Allez-vous enfin profiter d’un peu de tranquillité ? »

Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« Pour représenter le « I » du nom irruption, la serrure d’une porte qu’on ouvre violemment. Le « E » d’éruption, quant à lui, prend place dans le cratère d’un volcan tourbillonnant et crachant. »

Donc vous ne faites pas "d'éruption" en déboulant dans une pièce sans toquer au préalable... Sauf éventuellement si vous êtes un volcan, ou si vous avez de gros problèmes cutanés.
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq


On ne dit pas qu'une maison est de "plein-pied" parce qu'elle est pleine de pieds, ni même même parce que son pied est plein... On dit "plain-pied", tout simplement parce que "plain" signifie "plat", et que toutes les pièces sont situées au même niveau !

« Issu du latin planus (plat, uni), l’adjectif plain (qui fait plaine au féminin) n’est plus guère utilisé seul. […] À ne pas confondre avec l’adjectif plein, du latin plenus (complet, entier, abondant) »

Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« Le trident de Poséidon, dieu grec des mers et des océans, remplace le « Y » du nom mythe, tandis que, sur un tee-shirt, le trou causé par une mite met le point sur le « I ». »

Et si vous vous mettez à confondre Poséidon avec un vulgaire insecte, vous risquez d'avoir de sérieux problèmes la prochaine fois que vous vous rendrez en bord de mer !
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

Dans l'expression "c'est là que le bât blesse", on parle du "bât", ce dispositif que l'on attache au dos des ânes ou des mulets pour porter des charges, et qui peut blesser les flancs de l'animal s'il est mal attaché. Rien à voir avec "bat", le fait de battre, ni avec le "bas" de laine ou de velours qui, de toute façon, aurait bien du mal à blesser qui que soit !

« Un pauvre âne porte péniblement sur son dos une charge en forme de « T », tandis que sa queue coiffe le « A » d’un accent circonflexe. B-Â-T : l’écrire « bas », c’est là que le bât blesse ! »

Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq

« Combien de « L » à libellule ? Quatre, soit le nombre de ses ailes ! Sur le dessin, ce sont les deux ailes gauches de la libellule qui remplacent le double « L », placé au centre du mot. »
Sandrine Campese et  Isabelle Fregevu-Claracq


Images publiées avec l'accord de l'auteure et des éditeurs
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