Un hippopotame tueur dans les marécages de Louisiane : voilà le pari de Hungry, le film d’horreur britannique qui s’est hissé en tête des films sur Netflix en France. Selon le classement quotidien de FlixPatrol, il occupait la première place le 26 septembre 2026. Pas de requin à l’horizon : cette fois, les touristes ont affaire à un adversaire autrement massif.
Arrivé sur la plateforme en septembre 2026, ce thriller de survie est écrit et réalisé par James Nunn. Son programme est simple : une excursion pour observer les alligators, un groupe de vacanciers pris au piège et un animal que personne n’espérait croiser pendant la promenade.
Une excursion dans le bayou qui tourne au cauchemar
Dans Hungry, Sistine, interprétée par Madison Davenport, et sa meilleure amie Hannah, jouée par Olivia Bernstone, passent des vacances à La Nouvelle-Orléans. D’après le résumé de Common Sense Media, Sistine apprend qu’elle a perdu son emploi. Pour lui changer les idées, Hannah inscrit les deux amies à une sortie en bateau le lendemain matin.
Netflix présente ainsi le point de départ de cette escapade :
« Un groupe de touristes se rend dans les marécages de Louisiane pour voir des alligators. Au lieu de cela, ils se retrouvent face à un autre prédateur implacable à l'appétit vorace »
Les deux amies embarquent avec Rodrigo, incarné par Michel Curiel. Elles ne sont pas seules : une mère, son fils et le grand-père de celui-ci participent également à la visite, tout comme Dionne, une femme d’affaires interprétée par Tracey Bonner. Le guide leur promet de découvrir un énorme alligator, mais l’animal qu’ils trouvent a déjà été tué.
Le bateau chavire et la promenade devient une lutte pour rester en vie. Sistine, Hannah et les autres doivent désormais échapper à l’hippopotame et sortir des marécages. Joaquim de Almeida interprète Walker, le patron de Rodrigo, qui part à leur recherche. Le récit conserve ainsi les ressorts du film de survie, tout en remplaçant son monstre habituel.
Pourquoi choisir un hippopotame plutôt qu’un requin ?
Ce choix n’est pas seulement une façon de surprendre sur l’affiche. Dans un entretien à Seensome, James Nunn explique qu’après Shark Bait, il voulait filmer une autre espèce, capable d’évoluer dans l’eau comme sur terre. L’hippopotame lui permettait de conserver les séquences aquatiques qu’il apprécie tout en changeant de menace.
Le réalisateur précise aussi à Love Horror qu’il ne voulait pas transformer l’animal en méchant animé par la cruauté. Dans son approche du film, l’agressivité tient à la défense de son territoire : les humains se retrouvent dans son domaine. Le mot « prédateur » décrit donc ici le rôle de la créature dans le récit horrifique, plutôt qu’une explication de son régime alimentaire.
Pour donner corps à cette menace, l’équipe a combiné plusieurs techniques. Selon James Nunn, interrogé par Seensome, une tête animatronique grandeur nature, construite par Dan Martin et son équipe, nécessitait cinq opérateurs. Elle servait notamment aux gros plans, tandis que les images de synthèse de Magic Dust permettaient de montrer l’animal entier en mouvement.
La mise en scène cherche également à ne pas tout dévoiler immédiatement. Dans Love Horror, Nunn explique utiliser l’eau et les éclaboussures pour masquer partiellement la créature, y compris dans les passages tournés en plein jour. Son objectif : faire monter la tension avant que le spectateur puisse observer pleinement l’hippopotame.
Un numéro 1 français, mais des spectateurs partagés
Crédit photo : Netflix
Le succès dans le classement français ne doit pas être confondu avec une première place mondiale. FlixPatrol plaçait bien Hungry en tête en France le 26 septembre, puis deuxième le 27 septembre 2026. Ce classement renseigne sur sa popularité du moment, pas sur la satisfaction de tous ceux qui l’ont regardé.
Sur AlloCiné, l’accueil est nettement plus partagé : la page des critiques spectateurs affichait une moyenne de 1,5 sur 5 pour 83 notes lors de la consultation du 28 septembre 2026. Certains internautes apprécient néanmoins le concept, comme CREOTIVEMEDIA :
« Direct, tendu et délicieusement improbable, Hungry assume sans complexe son statut de série B animalière [...] L’essentiel est ailleurs : du suspense, des attaques et un prédateur suffisamment original pour donner envie de participer à cette petite folie »
Un autre internaute cité sur AlloCiné défend une approche sans prétention :
« Un film de 90 minutes fun qui ne demande pas de réfléchir et tient sa promesse. Le gros point positif, c'est l'absence de message politique ou social forcé : c'est juste un hippopotame géant qui attaque des gens. »
Pour ceux que cette proposition intrigue, Netflix classe Hungry dans les films d’horreur avec une indication 16+. La fiche française mentionne une version française ainsi que la version originale anglaise et des sous-titres français : de quoi choisir comment affronter cette excursion dans le bayou depuis son canapé.
Sources : Seensome, entretien avec James Nunn et Love Horror, entretien avec James Nunn
