Après l'huile et la moutarde, c'est un aliment étonnant qui fait face désormais à une pénurie

Bouton whatsapp

Après l’huile et la moutarde, c’est au tour du rayon boucherie d’être impacté par la situation internationale. En effet, ces dernières semaines, la grippe aviaire fait un retour spectaculaire dans de nombreux élevages.

Crédit : nakide

À voir aussi

Et le problème de cette maladie qui avait été très médiatisée il y a quelques années mais qui a été récemment éclipsée par le Covid-19, c’est qu’elle décime rapidement les élevages de volailles, que ce soit en Europe, en Asie ou Europe du Nord. Et pour cause, l’unique solution contre cette épidémie est d’abattre toutes les bêtes présentes dans un élevage, dès qu’un seul cas est constaté.

Résultat, les conséquences de cette méthode radicale sont catastrophiques pour le secteur et pour les éleveurs. Selon nos confrères de Femina, plus de 16 millions de volailles ont déjà été tuées en France depuis le 26 novembre 2021 et le retour de la maladie sur le sol français. Au total, ce sont plus de 1378 foyers qui ont été détectés en métropole depuis cette date. Les régions du Sud-Ouest et des Pays de la Loire, principales productrices de canards, sont particulièrement touchées.

Le retour de la grippe aviaire va donc obliger les Français à s’adapter à une nouvelle situation puisque le canard va manquer dans nos assiettes. D’ailleurs, à Toulouse, à Carcassonne ou encore à Sarlat, des villes où les locaux sont de grands amateurs de canards, plusieurs restaurants ont dû modifier leurs cartes. Ne pouvant pas se procurer de volaille, les gérants n’ont d’autre option que de la remplacer par du bœuf ou de l’agneau.

Crédit : milliondollarveganfrance / Instagram

Une pénurie de canard qui risque de durer

« Je n’ai pas de canards pour l’instant, j’aurai mon premier lot de canetons le 20 juillet et je pourrai reproposer mes canards à partir de la mi-octobre. Je vais recevoir 400 canards au lieu de 2 000. Et encore, au dernier moment on peut nous dire non » explique un éleveur interrogé par le Midi Libre. De son côté, Farid Benighil, chef cuisinier de la Grande Brasserie à la Cité à Carcassonne, confie : « je viens de faire mes commandes pour le mois prochain, je n’ai plus qu’à attendre mais on ne recevra pas la totalité. » La pénurie de canard pourrait donc durer.

Inquiétant, n’est-ce pas ?

Bouton whatsapp