Quand on est en arrêt maladie, il est conseillé de rester chez soi. Or, certaines personnes profitent de leur temps libre pour faire autre chose et sortir de chez elles, voire même faire du sport. C’est le cas de cette femme qui, malgré son arrêt maladie, a participé à une compétition d’Hyrox.
Mais elle n’est pas la seule. En mai dernier, un homme s’est mis en arrêt maladie à cause de douleurs récurrentes au coude. Il souffrait d’une épicondylite, appelée aussi “tennis-elbow”, une pathologie qui touche généralement les joueurs de tennis.
Il fait du VTT pendant son arrêt maladie
Le salarié n’a pas profité de son temps libre pour se reposer. En effet, il a préféré faire plusieurs sorties VTT dans le Pays Basque, comme le rapporte La Dépêche. Ces parcours étaient souvent exigeants puisque le cycliste a grimpé plusieurs cols de montagne dont celui de Serantes.
L’employeur du cycliste a eu vent de ces activités et pour en avoir le coeur net, il a fait appel à un détective privé. Celui-ci a suivi l’employé en arrêt maladie et l’a photographié pendant trois journées différentes alors qu’il faisait du VTT dans des cols de haute montagne.
Il se fait licencier
Dans cette situation, les salariés risquent plusieurs sanctions, comme cette femme qui a dû rembourser 3 100 euros à la CPAM pour avoir fait du sport durant son arrêt maladie. De son côté, le cycliste a été licencié. Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisqu’il a décidé de contester son licenciement devant la justice. Pour sa défense, il a affirmé qu’aucun médecin ne lui a interdit de faire du vélo.
Malgré cela, la justice s’est positionnée du côté de l’entreprise. Même si elle a confirmé que le fait de faire du sport quand on est en arrêt maladie n’est pas une faute disciplinaire, elle le devient si l’activité physique en question “est susceptible d’entraver, de retarder ou de compromettre le processus de rétablissement du travail”.
La justice confirme le licenciement
Selon les rapports médicaux de l’employé, son activité physique entraînait bien un ralentissement du processus de guérison. En plus de cela, il a été démontré que la pratique du VTT sollicitait les membres supérieurs, ce qui pouvait aggraver les blessures de l’employé.
Ainsi, la justice a confirmé son licenciement, estimant que la pratique du VTT était incompatible avec sa pathologie.
