Ils rendent les 108 000 euros que leur banque leur a remis par erreur : pour les remercier, tout tient dans un petit sachet

Venus retirer 12 900 euros pour leur titre de séjour à Salzbourg, deux étudiants ont reçu près de dix fois plus. Leur banque les a remerciés avec des bonbons.

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Ils étaient venus chercher 12 900 euros en liquide. L'agence bancaire leur en a remis plus de 120 000. Pour avoir rapporté le surplus, deux étudiants géorgiens installés à Salzbourg, en Autriche, ont été remerciés par leur banque avec un petit sachet de bonbons oursons.

Un retrait pour obtenir un titre de séjour

Giorgi Bolkvadze et son camarade d'études Giorgi Shavadze sont arrivés à Salzbourg pour étudier et travailler. Pour obtenir leur autorisation de séjour, ils doivent prouver aux autorités autrichiennes qu'ils peuvent subvenir seuls à leurs besoins. D'où ce retrait de 12 900 euros en espèces, dans une agence de la Salzburger Sparkasse du quartier de Gnigl.

Giorgi Bolkvadze, 25 ans selon le quotidien suisse 20 Minuten, récupère l'enveloppe sans rien remarquer. Il la confie à son ami et file à la salle de sport. La suite, il l'a racontée à la radio-télévision publique autrichienne, ORF Salzbourg (propos traduits de l'allemand).

« Je prends l'argent, je le donne à mon ami, je vais à la salle, je me douche, et quand je sors de la douche, la banque me demande : "Tu as pris l'argent ?" Oui. "Tu as pris 12 000 ?" Bien sûr. "Mais c'était 120 000." »

Retour immédiat à l'agence

De son côté, la banque avait vite repéré l'anomalie. Les deux amis ne tergiversent pas. Ils reprennent aussitôt le chemin de l'agence pour rendre l'argent versé en trop. D'après ORF, la différence atteint 108 000 euros, soit plus de huit fois la somme qu'ils étaient venus chercher.

Le mercredi 14 octobre, la Salzburger Sparkasse a reconnu sa bévue dans une déclaration écrite, citée par ORF.

« Dans l'une de nos agences, une erreur humaine a entraîné un versement en espèces trop élevé. Nous nous sommes excusés auprès du client pour les désagréments et l'avons remercié pour son attitude coopérative et orientée vers la recherche de solutions. »
La suite après cette vidéo

En France, rendre l'argent est une obligation

Si la scène s'était déroulée en France, garder les billets n'aurait pas été une option. L'article 1302-1 du Code civil impose à celui qui reçoit ce qui ne lui est pas dû de le restituer à celui qui l'a versé. Le texte vise aussi bien la personne qui l'a reçu sciemment que celle qui l'a reçu par erreur. Une erreur de la banque ne transforme donc jamais un retrait en cadeau.

https://t.co/isLgD1bPUw "Statt 12.900 Euro zahlte die Bank zwei georgischen Studenten mehr als 120.000 Euro aus, wie "ORF Salzburg" berichtet. Giorgi B. und sein Studienkollege Giorgi S. benötigten das Bargeld eigentlich als Finanzierungsnachweis für die österreichischen Behörden, um ihre Aufenthaltserlaubnis zu bekommen." Ok jetzt wird es klarer warum sie das Geld zurückgegeben haben. So bekommt man keine Erlaubnis wenn sie das Geld behalten hätten :p #österreich Wer sich so verhält kann wohl auch eingebürgert werden! "Es war die #Salzburger #Sparkasse"

— Wart0wer (@wart0wer1337) October 16, 2026

108 000 euros rendus, un sachet de bonbons reçu

Pour les remercier, la banque a offert aux deux étudiants un geste très symbolique : un petit sachet de Gummibärchen, les célèbres oursons en gélatine. ORF parle d'un « Sackerl », le mot autrichien pour désigner un petit sachet.

Le contraste entre la somme et la récompense a fait réagir bien au-delà de l'Autriche. En Suisse, 20 Minuten a proposé à ses lecteurs de dire si la banque aurait dû se montrer nettement plus généreuse. L'honnêteté mal payée n'est pas une première : en mars, un ouvrier argentin avait reçu 17 euros pour avoir rendu des chèques d'environ 22 000 euros.

Source : ORF Salzburg & 20 Minuten

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Manon Moreau

Au sujet de l'auteur :

Journaliste polyvalente, Manon couvre aussi bien l'actualité chaude que les sujets de société, la culture et la vie pratique. Elle privilégie les angles concrets, les sources croisées et les explications accessibles, quel que soit le thème traité.

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