Une histoire à dormir debout. Pourtant, cela n’a pas empêché une dame âgée de tomber dans le panneau.
Une Britannique de 80 ans aurait envoyé près de 140 000 livres sterling (environ 161 000 euros) à des escrocs alors qu’elle pensait échanger avec son petit ami virtuel.
Pire encore ! Ces derniers lui auraient fait croire que son compagnon était mourant avant de simuler son enlèvement afin de lui soutirer encore plus d’argent, rapporte le Daily Star.
Une femme de 80 ans tombe amoureuse d’un faux petit ami
La victime, dont l’identité n’a pas été dévoilée, pensait entretenir une véritable relation avec un homme rencontré sur Facebook. Elle était loin de se douter qu’il s’agissait d’un vaste piège bien ficelé visant à l’escroquer.
En réalité, la femme échangeait avec une équipe d’escrocs qui utilisaient l’intelligence artificielle pour créer des images et générer des messages vocaux pour se faire passer pour l’élu de son cœur.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les malfrats ne manquaient pas d’imagination pour dépouiller leur cible.
Le faux compagnon a d'abord fait croire à la vieille dame qu’il souffrait d’une grave maladie nécessitant une opération coûteuse, a raconté sa fille Helen à la BBC.
De son côté, la Britannique a bel et bien cru à cette histoire et a fini par envoyer 10 000 livres sterling (environ 11 500 euros) à ce qu’elle pensait être un hôpital de Shanghai. Les billets étaient dissimulés dans un livre évidé
Elle lui envoie 161 000 euros après avoir cru à son enlèvement
Ce n’est pas fini ! Les arnaqueurs sont allés jusqu’à organiser un faux enlèvement très élaboré. Ils ont alors poussé leur victime à payer une rançon, en lui faisant croire que son petit ami risquait d’être tué si elle ne payait pas.
Cette fois encore, l’octogénaire a été dupée. Au total, elle a envoyé 140 000 livres (environ 161 000 euros) aux malfaiteurs. Pour l’instant, sa banque lui a remboursé 45 000 livres (près de 52 000 euros).
Par chance, Helen a découvert l’arnaque après avoir reçu par erreur des messages qui étaient destinés au faux compagnon de sa mère. Le hic ? Elle ne savait pas comment gérer la situation.
« La plupart des familles n’ont pas les connaissances nécessaires pour faire face à ce genre d’arnaque », a-t-elle expliqué.
L’octogénaire refuse de croire à l’arnaque
Malheureusement, la principale concernée a très mal réagi lorsqu’elle a compris ce qui s’était passé.
Et pour cause : cette dernière croyait toujours à sa relation avec son petit ami virtuel. Elle a donc accusé sa fille de vouloir saboter ce qu’elle était en train de vivre.
« Elle disait que je lui faisais honte et qu’elle ressentait du dégoût à cause de moi. Elle estimait que je devais la laisser vivre sa relation sans intervenir », confie Helen.
Meta, la maison mère de Facebook, explique sur son centre de sécurité officiel :
« Nous travaillons constamment à détecter et à bloquer les escroqueries qui trompent, induisent volontairement en erreur, escroquent et exploitent les gens pour leur argent et leurs biens », peut-on lire.
Cette histoire rappelle à quel point il faut faire attention sur Internet, notamment en apprenant à reconnaître les «deepfakes» et les photos ou vidéos générées par l’IA.
