Une affaire d'enlèvement sur fond de cryptomonnaie a secoué un petit village de Haute-Savoie, ces derniers jours. Récit.
Avec le développement de la cryptomonnaie et la généralisation des portefeuilles, de nombreuses personnes s'enrichissent et leur richesse d'un nouveau genre attire fatalement les convoitises. Des personnes peu recommandables lorgnent ainsi les fortunes de ces nouveaux riches et acteurs majeurs de la finance numérique. Ces derniers devenant des cibles prioritaires.
Par ricochet, cette tendance s'accompagne de l'émergence d'une nouvelle criminalité, illustrée par les rapts contre rançon. Les enlèvements de personnes en lien avec le milieu de la cryptomonnaie deviennent en effet monnaie courante et inquiètent jusqu'aux plus hauts sommets de l'État.
Pas plus tard que la semaine dernière, une nouvelle affaire similaire de kidnapping a d'ailleurs défrayé la chronique. Cette fois, c'est un couple de retraités qui a été ciblé par des voyous déterminés et dépourvus du moindre scrupule.
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Ils enlèvent les parents d'un riche détenteur de cryptomonnaies et exigent une rançon
Cet enlèvement a eu lieu près de Sallanches en Haute-Savoie, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026.
Le seul tort des victimes - une ex-enseignante et un médecin à la retraite - était d'être les... parents d'une personne possédant un certain nombre de cryptomonnaies. Selon nos confères du Dauphiné libéré, le couple a été agressé à son domicile par des ravisseurs visiblement très bien informés sur les activités lucratives du fils. Les kidnappeurs ont ainsi exigé une rançon de... 8 millions d'euros en échange de la libération des parents.
Ces derniers ont finalement été libérés puis retrouvés sains et saufs par la police. Ils ont ensuite été transportés vers l'hôpital le plus proche afin d'y recevoir des soins. Un suivi psychologique leur a également été proposé, selon le vice-procureur de la République.
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À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, on ignore si la rançon exigée a été versée. Une enquête a été ouverte par le tout nouveau Parquet national anticriminalité organisée (PNACO).
Pour rappel, il s'agit de la quatrième affaire du genre depuis le début de l'année 2026.
