Du haut de ses 21 ans, Elysée Garrigues est un bel exemple de persévérance. Et pour cause : ce jeune frenchy étudie la médecine en Roumanie après avoir réussi le test, et ce, sans connaître la langue.
Originaire de Toulouse, le jeune homme a opté pour des études à l’étranger après avoir raté le concours de médecine en France. Un échec qui s’est transformé en une belle aventure scolaire. Dans un entretien accordé au Figaro Étudiant, il revient sur son parcours.
Depuis le collège, il rêve de devenir médecin
Comme il le précise, Elysée Garrigues a souhaité s’orienter vers des études de médecine au collège. Il a d’ailleurs réalisé son stage de troisième à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux. Malgré son jeune âge, il a su qu’il avait trouvé sa voie.
« J’ai découvert les soins ambulatoires et la régulation du CHU. Rencontrer ces professionnels m’a tout de suite donné envie de travailler dans le secteur médical », explique-t-il à nos confrères.
Après cette première expérience enrichissante, l’adolescent s’est donné pour mission de devenir médecin urgentiste. Dès ses 16 ans, il a commencé à préparer son avenir professionnel en passant ses diplômes de premiers secours.
Bénévole au sein d’une association qui forme des secouristes, il est vite confronté à la réalité du métier.
« J’ai été confronté à des hémorragies, à des traumatismes crâniens. J’ai aussi pu échanger avec plusieurs médecins urgentistes, qui ont fini de me convaincre », se souvient le principal concerné.
Il échoue deux fois au concours en France
Si Elysée Garrigues était convaincu de vouloir exercer la médecine, il a été traversé par des périodes de doute, en raison de la difficulté des études. Selon ses propres mots, il a rencontré quelques difficultés durant sa scolarité, notamment un manque de concentration.
« En CE1, ma maîtresse m’avait prédit que je ne ferais jamais rien dans la vie si je continuais ainsi », se souvient-il.
Grâce à son instituteur de CM2, il est devenu un élève assidu et investi dans la vie scolaire, avant de décrocher, des années plus tard, son baccalauréat général avec mention en 2023.
Une fois son diplôme en poche, il s’est inscrit en PASS à Limoges, en 2023. Il s’agit du parcours d'accès spécifique santé. Hélas, il a échoué de peu au concours d’entrée en deuxième année de médecine.
Il a alors retenté sa chance via une autre filière, mais a échoué une deuxième fois. Cette fois encore, il était à deux doigts de réussir.
« Si j’avais été mauvais, j’aurais accepté en me disant que la médecine n’était pas faite pour moi. Mais là, c’était juste une histoire de quelques places, donc c’était très rageant », confie-t-il dans les colonnes du Figaro Étudiant.
Il réussit le concours en Roumanie sans parler la langue
Après cette tentative ratée, il a commencé à s’intéresser aux formations de médecine à l’étranger en juillet 2025. Au fil de ses recherches, il est tombé sur un concours à Arad, en Roumanie, dont la date était fixée deux semaines plus tard.
Contre toute attente, il a décidé de le passer en roumain. Dans les jours qui ont suivi, il s’est entraîné d’arrache-pied, en traduisant les questions et les réponses des QCM.
« Dans l’avion entre Toulouse et la Roumanie, je travaillais encore. Je ne parlais pas un mot de roumain, mais mon cerveau était prêt », détaille-t-il.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a passé le test haut la main, puisqu’il a obtenu la note de 8,9/10, lui permettant de faire sa rentrée en première année de médecine à Arad.
Elysée Garrigues reconnaît que les débuts étaient difficiles, en raison de la barrière de la langue. Mais il s’est vite adapté. Depuis, il suit sa formation et effectue des stages à l’hôpital.
« Il faut parfois me traduire certains termes en français, parce que je ne les connais qu’en roumain », assure-t-il.
Après son cursus, qui dure six ans, ce futur médecin envisage de réaliser son internat en Belgique et espère pouvoir revenir en France pour travailler, étant donné que son diplôme est reconnu dans l’Union européenne.
À travers son parcours, il rappelle que rien n’est impossible, tout comme cette ancienne détenue qui a décroché un stage dans une université prestigieuse.
On lui souhaite bonne chance !
