Après 9 ans d'économies, cette mère obtient une maison de 72 m² grâce à 7 tonnes de plastique recyclé

Au Costa Rica, une mère célibataire a économisé pendant 9 ans pour s’acheter un terrain. Elle vit maintenant dans une maison composée de sept tonnes de plastique recyclé, avec son fils.

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Cindy Mora a économisé pendant neuf ans pour acheter un terrain à Alajuelita, au Costa Rica. Cette mère célibataire, qui travaillait comme femme de ménage, voulait offrir un foyer à son fils Fabrizio. Mais une fois la parcelle acquise, elle n’avait plus assez d’argent pour construire. Une aide collective lui a finalement permis de recevoir une maison de 72 m², dont les murs incorporent environ sept tonnes de plastique recyclé.

La remise des clés remonte à mai 2018. Habitat for Humanity Costa Rica et plusieurs partenaires ont accompagné ce projet, qui associait accès au logement et réutilisation de déchets. Il ne s’agissait pas d’une maison entièrement en plastique : ce matériau a servi à fabriquer les blocs des murs, tandis que les autres éléments relevaient d’une construction classique.

Mora et son filsCrédit photo : José Diaz / Les Numériques

Sept tonnes de plastique transformées en murs

Selon Les Numériques, environ 850 blocs ont été utilisés pour former les murs de l’habitation. Le plastique recyclé n’a donc pas été simplement entassé sur le terrain : il a été transformé en pièces destinées à la construction. Une démarche qui rappelle, avec un procédé différent, celle de cette entrepreneuse qui recycle le plastique pour en faire des briques.

La maisonCrédit photo : José Diaz / Les Numériques

La República décrivait dès juin 2018 un assemblage comparable à celui des pièces de Lego. Les blocs s’emboîtaient les uns dans les autres, ce qui facilitait la participation des bénévoles. Ekojunto apportait le système constructif employé pour réaliser ces parois.

Les fondations, la toiture, la plomberie, l’électricité, les portes et les fenêtres ont toutefois été réalisées avec des matériaux classiques. Le recours au plastique concernait donc une partie précise du bâtiment, pas l’ensemble des équipements nécessaires pour le rendre habitable.

Une fois les murs montés, ils ont été enduits et peints. Depuis la rue, la maison ressemblait ainsi aux autres habitations du voisinage. Les déchets recyclés se trouvaient à l’intérieur des parois, et non sous la forme de bouteilles ou d’emballages laissés apparents en façade.

Une maison rendue possible par une aide collective

Avant de pouvoir s’installer, Cindy partageait avec son fils une chambre chez ses parents, rapportent Les Numériques et Infobae. Posséder le terrain n’avait pas suffi à résoudre leur problème de logement. Il fallait encore trouver les moyens de financer les matériaux et de mener le chantier jusqu’à son terme.

Habitat for Humanity Costa Rica a retenu son dossier en tenant compte de sa situation économique et de l’aptitude de la parcelle à accueillir la construction, selon Les Numériques. Procter & Gamble, Urbarium et Ekojunto ont participé à l’opération, en apportant des ressources, une organisation et des compétences complémentaires.

Le chantier a mobilisé plus de 800 heures de travail bénévole, notamment fournies par des salariés de Procter & Gamble, d’après La República. Le quotidien précise que des ingénieurs, des maçons et des responsables de chantier accompagnaient les participants. La simplicité d’assemblage des blocs ne signifiait donc pas que les volontaires construisaient seuls, sans encadrement professionnel.

Les travaux ont commencé en avril 2018, avant une livraison en mai, selon Les Numériques. Cette réalisation, également relatée par Science & Vie, a donc pris forme en quelques semaines. Les neuf années d’économies correspondent à l’effort consacré à l’achat du terrain, et non à la durée de construction de la maison.

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Un logement de 72 m², mais pas un prix de construction établi

La maison mesure 12 mètres sur 6, selon Les Numériques. Elle comprend les pièces à vivre, deux chambres et une salle de bain. Pour Cindy et Fabrizio, l’aménagement représentait un changement concret par rapport à la chambre qu’ils occupaient auparavant dans le logement familial.

Selon Cindy, l’habitation était confortable : les murs limitaient la chaleur extérieure et réduisaient le bruit. Ce retour décrit son expérience du logement, sans constituer une mesure technique des performances thermiques ou acoustiques des parois.

En 2019, la valeur du logement était estimée à 15 millions de colons costariciens, d’après Les Numériques. Cette estimation ne doit pas être confondue avec le coût du chantier, qui n’a pas été communiqué. Elle ne permet pas non plus d’affirmer que construire avec ces blocs revenait moins cher qu’avec des matériaux conventionnels, puisque l’opération bénéficiait de contributions et de bénévolat.

Quant à la durée de vie annoncée de 200 ans et à la résistance au feu ou aux inondations, Les Numériques les attribue à Urbarium, partenaire du projet. Ce sont des caractéristiques revendiquées, pas une longévité déjà constatée pour cette maison livrée en 2018.

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Lisa Guinot

Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News).

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