Sicily Kolbeck, 13 ans, a construit la maison de ses rêves de ses propres mains. Au départ, il ne s’agissait que d’un simple projet scolaire. L’année touchait à sa fin et l’école privée dans laquelle elle était exigeait que les élèves aient un projet de fin d’année, à mettre en place dès la rentrée.
Au départ, Sicily ne savait pas quoi faire. C’est en naviguant sur internet qu’elle a découvert le concept des tiny houses, ces petites maisons qui regroupent tout le confort d’une maison traditionnelle dans peu d’espace. Sicily a découvert une communauté très active sur le sujet et s’est renseignée en regardant des blogs et des documentaires.
Elle construit sa propre tiny house
La jeune fille s’est ensuite lancée dans ce projet avec ses parents, souhaitant créer sa propre tiny house, comme cet adolescent de 13 ans qui a construit seul sa maison dans le jardin de ses parents. Suzannah, la mère de Sicily, devait être la cheffe du projet, chargée d'élaborer les plans et de réaliser les étapes clés, tout en gardant un œil sur le budget. Dane, le père de Sicily, s’occupait des travaux pratiques. Marin et menuisier, il avait une impressionnante collection d’outils.

Crédit photo : Inhabitat
Cependant, ce projet scolaire a pris une toute autre dimension après la mort accidentelle de Dane, victime d’un accident de voiture.
“Je suis capable de faire des choses”
Après avoir appris sa mort, Suzannah et Sicily étaient dévastées. Heureusement, elles ont reçu le soutien de Luke Bair, un ami de la famille, qui cherchait à leur changer les idées. Ce constructeur de maison de métier les a encouragées à reprendre leur projet de tiny house. Ensemble, ils ont acheté les matériaux nécessaires et ont repris la construction.
Crédit photo : Inhabitat
Pour financer son projet, Sicily a lancé une cagnotte en ligne sur Indiegogo qui lui a permis de récolter 1 660 dollars, soit 1 481 euros. La tiny house a été installée dans le jardin de Suzannah. Des amis de la famille et des professionnels ont apporté leur aide à la construction, notamment pour l’électricité et la plomberie. Un couvreur est également intervenu pour poser le toit. Le jardin familial accueille aussi la maison de Sylvia, installée chez sa fille pour rester proche des siens tout en gardant son indépendance.
Au fil du temps, ce projet n’était plus du tout réalisé dans le cadre scolaire. Il a pris une dimension personnelle et plus profonde pour Sicily, qui voulait rendre hommage à son père.
“Je le fais pour lui montrer que je suis capable de faire des choses, pour lui prouver que je suis autonome. Il ne s’agit pas d’apprendre à l’oublier, mais d’apprendre à vivre en gardant son souvenir et à continuer à vivre pleinement, tout en étant heureuse”, a confié Sicily à Inhabitat.
La tiny house est terminée
Un an et demi plus tard, la tiny house de Sicily a été terminée. On y trouve un coin lecture, une cuisine, une salle de bains avec toilettes et baignoire ainsi qu’une mezzanine, où se trouve un lit deux places. Plusieurs solutions ont été trouvées pour optimiser l’espace au maximum, comme l’installation d’une table de cuisine dépliable pour ajouter un plan de travail supplémentaire.
Crédit photo : Inhabitat
Sicily a utilisé des matériaux recyclés pour construire sa tiny house. Elle a également réutilisé la fenêtre du bateau de son père pour la mettre à l’étage de sa maison. Finalement, l’habitation est autonome et alimentée par l’énergie solaire, ce qui correspond aux valeurs de Sicily qui souhaite “vivre simplement et inspirer les autres à faire de même”.
Au total, il a fallu un an et demi et près de 10 000 dollars à la jeune fille pour terminer sa maison de rêve. Avant son entrée au lycée, Sicily avait déjà un autre projet en tête : restaurer une vieille Coccinelle Volkswagen. Une création sans limite !
