Sharon Jacks est une femme âgée de 74 ans qui a été victime d’une grosse erreur médicale. Le 19 septembre 2025, elle devait se faire amputer de la partie inférieure de sa jambe droite à cause d’un carcinome épidermoïde, une forme de cancer de la peau.
Pour cela, elle s’est rendue à l’hôpital général Selby, dans l’Ohio, et a donné son consentement pour se faire retirer cette partie du corps.
Les médecins se trompent de jambe
Cependant, au moment de l’opération, les chirurgiens ont commis une erreur et ont amputé la jambe gauche. Pourtant, toutes les précautions avaient été prises avant l’intervention. L’équipe médicale a vérifié l’identité de la patiente, l’intervention prévue et la partie du corps concernée. Selon le New York Times, des marques ont été réalisée sur la jambe droite avant l’opération et étaient toujours visibles après l’amputation.
“Il n’y a tout simplement aucune excuse. C’est l’échec complet et total de plusieurs professionnels de santé qui a provoqué cette catastrophe. Malgré plusieurs occasions d’identifier l’erreur et d’arrêter l’intervention, l’équipe chirurgicale n’a, pour une raison ou une autre, jamais remarqué qu’elle opérait la mauvaise jambe. Désormais, chaque jour et pour le reste de sa vie, Sharon Jacks devra vivre avec les conséquences de ces défaillances”, a précisé son avocat dans un communiqué.
Amputée des deux jambes
Malheureusement, comme son cancer était toujours présent, Sharon Jacks a été obligée de se faire amputer la jambe droite comme prévu. Ainsi, elle est aujourd’hui amputée des deux jambes, tout comme cette femme atteinte d’un mal qu’aucun médecin ne peut expliquer. Pour cette deuxième intervention, Sharon Jacks a changé d’hôpital.
Un an après les faits, la victime a décidé de porter plainte contre l’hôpital et les médecins qui l’ont opérée la première fois. Elle les accuse de négligence grave qui a entraîné “des blessures physiques, une invalidité permanente, des douleurs, une détresse émotionnelle et une humiliation”, ainsi que d’importants frais médicaux.
“La conduite des accusés a démontré un mépris conscient des principes fondamentaux de sécurité universellement reconnus au sein de la profession médicale”, indique la plainte.
Les médecins “ne sont plus à leurs postes”
De son côté, l’hôpital a reconnu que “les procédures normalement appliquées au bloc opératoire n’ont pas été respectées”. Les médecins impliqués dans l’intervention ne sont quant à eux “plus à leurs postes”.
Sharon Jacks demande des dommages et intérêts à l’hôpital, dont le montant n’a pas été précisé. Face à une erreur aussi catastrophique, il y a peu de chance pour que la structure médicale s'en tire sans devoir payer des dommâges et intérêts bien mérités à la plaignante.
