Faire partir un squatteur de chez soi est très difficile et peut devenir un casse-tête pour les propriétaires. En effet, il n’est pas rare de voir des locataires refuser de payer leur loyer tout en restant dans le logement. En France, pour les faire partir, le propriétaire doit suivre la procédure d’expulsion et passer par la justice, ce qui peut prendre du temps.
C’est notamment ce qu’a vécu cet homme dont le logement est occupé par un squatteur qui lui doit 40 000 euros d’impayés et qui est protégé par la justice.
Une expulsion après deux mois d’impayés
Pour éviter ce genre de situation, le Portugal envisage de durcir la loi concernant les impayés. Ce mercredi 30 septembre, le Parlement portugais a approuvé une réforme qui autorise l’expulsion des locataires après deux mois de loyer impayés, contre trois actuellement.
Cette mesure a pour objectif de faciliter les expulsions en cas d’impayés et entre dans le cadre du plan de lutte du gouvernement contre la crise du logement au Portugal. Actuellement, le loyer médian a augmenté de plus de 10% dans le pays, selon des chiffres rapportés par BFMTV.
L’accès au logement plus difficile
En plus de cela, les conditions de location pourraient se durcir. Les propriétaires pourront exiger jusqu’à trois mois de loyer d’avance au moment de louer leur bien, mais aussi supprimer le plafond des cautions.
Cette réforme n’est pas approuvée par tout le monde car des associations de locataires dénoncent cette loi qui, selon elles, risque de fragiliser les locataires confrontés à des difficultés financières.
Les protestations des locataires
Cette décision fait écho à la polémique qui a éclaté en Espagne la semaine dernière suite à l’expulsion d’une femme âgée de 87 ans. L’agence immobilière voulait augmenter son loyer de 275%, ce que la Madrilène a refusé. Pour la soutenir, de nombreuses personnes ont manifesté et campé dans plusieurs villes, dont à Madrid, pour demander une loi plus protectrice des locataires.
Alors que l'Espagne demande des mesures pour protéger les locataires, la loi se durcit au Portugal.
