Trop, c’est trop !
Dans certaines communes, des points de collecte sont déployés pour permettre aux habitants de se débarrasser de leurs déchets encombrants et volumineux.
En Isère, ces bennes à déchets sont vouées à disparaître dans plusieurs villages, au grand dam des résidents. Et pour cause : ils devront désormais parcourir davantage de kilomètres pour accéder à une déchèterie.
Plusieurs points de collecte vont disparaître en Isère
Cette décision, qui prendra effet le 1er janvier 2027, concerne sept communes de la Matheysine, dont Cholonge, Notre-Dame-de-Vaulx ou encore Pierre-Châtel, rapporte France 3 Régions.
La communauté de communes de la Matheysine a l’intention de supprimer sept installations de collecte, comprenant des « bennes isolées » et un point propre, situées dans ces villages.
À partir de cette date, les villageois n’auront pas d’autre choix que de déposer leurs encombrants dans les cinq déchèteries intercommunales du territoire. Certains d’entre eux devront donc rouler 30 kilomètres aller-retour pour effectuer ce trajet.
Les habitants lancent une pétition en ligne
Outre l’allongement des trajets, cette mesure, qui s’inscrit dans le cadre du programme « Cap déchets 2030 », pourrait avoir une autre conséquence : une multiplication des dépôts sauvages.
« C'est long et il y a beaucoup de virages. Je crains que les dépôts sauvages se multiplient... On va retrouver bientôt des machines à laver ou des déchets végétaux partout dans la nature », explique Marie-Christine Cart, une habitante de La-Salle-en-Beaumont, au micro de France 3 Régions.
Face à cette situation, les résidents de ce petit village ont lancé une pétition en ligne pour empêcher la fermeture du point de collecte de leur village. Pour l’instant, elle a récolté 238 signatures. Elle est adressée à la présidente et aux membres du conseil communautaire de la communauté de communes de la Matheysine.
Le collectif réclame notamment que la décision soit suspendue afin de trouver des solutions avec les habitants.
« Nous, ce qu'on demande, c'est une concertation, une discussion, le pourquoi du comment. Le problème est certainement financier, quoique, ça reste à prouver », explique Jean-Paul Gaberro.
La collectivité répond
De son côté, la collectivité ne compte pas faire marche arrière. Elle invoque des contraintes budgétaires et les obligations liées au traitement et à la valorisation des déchets.
« On nous demande aujourd'hui d'être plus vertueux et performant sur le traitement de nos déchets donc il faut optimiser les moyens (…) », détaille Philippe Robert, vice-président (divers) de la communauté de communes de la Matheysine, en charge de la gestion de déchets.
Malgré la suppression des bennes isolées, les responsables souhaitent permettre aux résidents de continuer à déposer leurs déchets verts à côté de chez eux. Ce n’est pas tout. Une collecte mobile pourrait être déployée.
Affaire à suivre…
