Un fait divers qui fait froid dans le dos.
Au cours d’une dératisation, un homme aurait confondu sa femme avec un rat, ce qui a provoqué une scène dramatique : il lui a tiré dessus. Grièvement blessée, la victime se trouve entre la vie et la mort.
Un dératiseur tire sur sa femme lors d’une intervention
Les faits se sont déroulés dans la soirée du samedi 24 octobre à Bondoufle, en Essonne, rapporte Le Parisien. Que s’est-il passé ?
Ce soir-là, le couple intervenait dans un hangar réfrigéré qui stockait de la nourriture et était infesté de rongeurs. Tous deux dératiseurs professionnels, ils ont opté pour le tir sanitaire, une méthode qui consiste à utiliser des carabines à air comprimé pour éliminer les nuisibles.
L’opération a pris une tournure tragique lorsque l’homme a cru entendre un bruit dans la pénombre. Armé de sa carabine, il a tiré dans cette direction, pensant avoir affaire à un rat. Mais c’est son épouse de 54 ans qui a été touchée entre les deux yeux.
« Il dit l’avoir confondue avec un rongeur », a indiqué une source proche au quotidien francilien.
Il assure l’avoir confondue avec un rat
Selon les informations de nos confrères, l’auteur du tir a lui-même alerté les secours. Ces derniers ont été appelés aux alentours de 22 heures.
Ils ont pris en charge la victime, qui était allongée sur la voie publique, dans une zone d’activités. Celle-ci présentait une blessure à la tête. Les secouristes ont alors soupçonné une hémorragie.
La quinquagénaire, dont le pronostic vital était engagé, a été transportée d’urgence à l’hôpital d’instruction des armées Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine).
Depuis, son état se serait aggravé et elle se trouvait, ce dimanche 26 octobre, dans un « état désespéré », voire en mort cérébrale.
Une enquête pour tentative d’homicide ouverte
De son côté, le mari de la victime a été interpellé par les gendarmes. Il était très agité à ce moment-là.
Face aux enquêteurs, l’homme a raconté sa version des faits, mais celle-ci semble avoir laissé les gendarmes sceptiques.
Dans la foulée, une enquête pour « tentative d’homicide sur conjoint » a été ouverte, sous la direction du parquet d’Évry-Courcouronnes.
Le suspect a été placé en garde à vue et pourrait être présenté à la justice ce lundi 26 octobre. Il pourrait ensuite être mis en examen.
