Un jeune homme a été blessé par balle lors d'une soirée organisée chez un ancien militaire de l'Hérault. La thèse d'un tir accidentel est pour l'instant privilégiée par les enquêteurs.
La fête a viré au drame.
Un homme de 21 ans a été grièvement blessé par balle au visage lors d'une soirée festive organisée dans une maison de l'Hérault. Hospitalisée en urgence absolue, la victime a été touchée à la tête par un projectile de carabine, tiré par l'un de ses amis, qui croyait l'arme déchargée.
Choqué, ce dernier a été placé en détention provisoire.
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Il tire involontairement un coup de feu dans... la tête d'un ami
Le drame a eu lieu ce vendredi 31 janvier à l'occasion d'une soirée dans un pavillon de Saint-Gély-du-Fesc, une commune d'environ 10 000 âmes, située non loin de Montpellier. Si l'on en croit le récit rapporté par nos confrères du Midi Libre, la fête battait son plein lorsqu'une détonation a été entendue aux alentours de 23 heures. Selon les premiers éléments recueillis par les gendarmes, l'hôte de la maison, âgé d'une quarantaine d'années, aurait accidentellement tiré un coup de fusil sur l'un de ses invités.
Le propriétaire des lieux, ancien militaire de carrière, voulait vraisemblablement montrer sa collection d'armes à la victime, notamment une carabine 22 long rifle, qu'il pensait déchargée. Pour prouver à son jeune invité qu'il n'avait rien à craindre et qu'il n'y avait en effet aucune munition, il aurait même appuyé sur la détente du fusil en la pointant sur sa propre tête.
Ce n'est qu'après cette démonstration sans danger que le tireur présumé aurait pointé l'arme en direction de la victime et que le coup serait ainsi parti.
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Grièvement blessé au visage, le jeune homme, inconscient, a été transporté vers l’hôpital Gui-de-Chauliac à Montpellier. Souffrant d'une plaie béante au niveau de la joue et d'un écoulement sanguin au niveau de l’oreille, il est toujours hospitalisé dans un état critique, à l'heure où nous écrivons ces quelques lignes.
Une information judiciaire de nature criminelle a été ouverte par le parquet à l’encontre du mis en cause, qui a depuis été placé en détention provisoire. Il est notamment accusé de violences volontaires avec usage ou menace d’une arme suivie d’une mutilation ou infirmité permanente, et détention illicite d’arme, a précisé le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc’h.
