Commerces pillés lors des émeutes : sur LCI, une jeune influenceuse lâche « c'est vraiment mignon » face aux commerçants qui ont tout perdu

Invitée sur le plateau de LCI, Lola-Fleur Witthaker a créé une vive polémique après s’être moquée des commerçants qui ont tout perdu lors des émeutes survenues le 17 octobre dernier.

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Le 17 octobre, une manifestation de grande ampleur a eu lieu partout en France. Cependant, elle était accompagnée de violence dans plusieurs villes françaises et de nombreux commerces ont été pillés et volés.

Depuis, cette situation fait beaucoup parler. Si au lendemain des émeutes, des centaines de Parisiens ont apporté leur aide pour nettoyer les rues de la capitale, d’autres personnes se sont exprimées sur le sujet et n’ont pas hésité à rabaisser les commerçants victimes des pillages.

“C’est vraiment mignon”

C’est le cas de Lola-Fleur Whittaker, une influenceuse invitée sur le plateau de LCI dans l’émission “La Grande Confrontation”, ce 19 octobre. La jeune femme s’est présentée comme étudiante et créatrice de contenus politiques. Mais plutôt que d’exprimer sa compassion et sa sympathie envers les commerçants qui ont tout perdu, elle s’est moqué d’eux.

▶️ #GrandeConfrontation – Violences : la France sur un fil « C'est ma vie, Lola [...] Quelle chance on a d'avoir eu nos entreprises cassées ? [...] Qu'est-ce qui légitime qu'on terrorise la vie des gens ? » Jhemima Sheilha – Propriétaire de boulangeries Urban Bakery, répond à Lola-Fleur Whittaker sur les conséquences des pillages durant les manifestations du 17 octobre. #LCI #GrandeConfrontation #17Octobre #Manifestations #Police #Blocus ⤵️

— 24h Pujadas (@24hPujadas) October 19, 2026

Selon elle, le saccage des commerces représente des dégâts dérisoires en comparaison à ce que ressentent les Français au quotidien.

“Vos petites boutiques, c’est vraiment mignon”, a-t-elle déclaré avec condescendance.

Elle s’attire les foudres des internautes

Sur le plateau, un commerçant a immédiatement répliqué en dénonçant son manque de sensibilité. Lola-Fleur a alors rétorqué qu’elle était elle-même issue d’une famille modeste et qu’elle avait connu des difficultés financières. Elle a notamment pris l’exemple de sa mère, enseignante, qui mangerait des gâteaux au déjeuner car elle n’aurait pas les moyens de payer ses repas à la cantine.

L’intervention de Lola-Fleur Whittaker a créé une vive polémique et les internautes se sont empressés d’en savoir plus sur cette jeune femme. En fouillant ses réseaux sociaux, ils ont remarqué que son train de vie était à l’opposé de ses déclarations.

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“Déconnecté de la réalité”

L’influenceuse aurait fait ses études à la prestigieuse université Sciences Po Paris. Sur ses réseaux sociaux, elle a publié de nombreuses photos de voyage dans le monde entier comme en Sicile, en Grèce, en Malaisie, en Egypte et dans l’Oman.

“Les gens comme elle n’ont jamais connu l’adversité ni le manque. Ils ont grandi dans un monde déconnecté de la réalité de la classe ouvrière. Qu’ils se rangent du côté des manifestants sans se soucier du bien et du mal ne devrait pas nous surprendre”, a commenté un internaute.

De son côté, Lola-Fleur Whittaker a tenu à se défendre dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, dans laquelle elle explique qu’elle n’a plus de contact avec son père depuis longtemps et que sa mère élève ses trois frères et soeurs seule. L’étudiante aurait utilisé un prêt bancaire pour payer ses études, serait “endettée jusqu’au cou” et travaillerait en parallèle de ses études pour pouvoir vivre. Concernant les voyages, elle affirme qu’elle peut partir grâce à une relation qui l’invite souvent en vacances.

Une polémique qui enfle dans un contexte particulièrement tendu.

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Lisa Guinot

Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News).

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