“Steak, escalope, jambon” : les noms de viande désormais interdits pour parler des produits végétaux

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Depuis ce mardi 27 février, les entreprises ne pourront plus commercialiser de produits végétaux en utilisant des termes liés à la viande comme “steak”, “jambon” ou “escalope”.

Vous ne trouverez bientôt plus de “steak végé” ou de “saucisse vegan” au supermarché. Ce mardi 27 février, le gouvernement français a publié un décret interdisant l’utilisation de termes liés à la viande pour désigner des produits végétaux. Dorénavant, des mots comme “steak”, “escalope” ou “jambon” ne pourront donc plus être utilisés pour parler de produits contenant des protéines végétales.

Plus précisément, les termes interdits pour mentionner ces aliments sont les suivants : filet, faux filet, rumsteck, escalope, bifteck, jambon, flanchet et paleron. En plus de cela, les termes “faisant référence aux noms des espèces et groupes d’espèces animales, à la morphologie ou à l’anatomie d’un animal” seront également interdits pour désigner des produits végétaux.

Des amendes en cas de non-respect

Cette décision est demandée depuis longtemps par la filière animale qui estime que les termes comme “jambon végétal” ou “saucisse vegan” pouvaient créer la confusion chez les consommateurs.

Crédit photo : iStock

Si de nombreux mots sont désormais interdits, d’autres peuvent toujours être utilisés pour désigner des produits alimentaires d’origine animale pouvant contenir des protéines végétales. C’est le cas des denrées où les protéines végétales sont ajoutées en complément de celles d’origine animale. Mais attention, ces termes pourront être employés à une condition : les denrées alimentaires devront respecter une part maximale de végétal. Par exemple, le pourcentage de protéines végétales dans un saucisson ne devra pas excéder 5%. Un maximum de 6% sera autorisé pour une paupiette et jusqu'à 2% pour une merguez. Enfin, les termes liés à la viande pourront toujours être utilisés pour parler des arômes.

Une période de transition de trois mois depuis la date de publication du décret est accordée aux entreprises pour leur laisser le temps d’écouler leurs stocks et d’adapter leur étiquetage. Puis, des sanctions seront appliquées en cas de non-respect de la loi : comptez 1 500 euros d’amende pour une personne physique et 7 500 euros d’amende pour une entreprise.

Source : Le Parisien
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Au sujet de l'auteur : Lisa Guinot

Arrivée tout droit de l’université, Lisa a fait ses premiers pas dans la rédaction web à Demotivateur. Armée de ses mots, elle aspire avant tout à partager des informations pour sensibiliser aux sujets qui lui tiennent à cœur, comme les enjeux environnementaux et la cause animale. En plus de son goût pour la musique, la gastronomie et le cinéma, Lisa a un petit plaisir caché pour l’astrologie.