Disparu depuis 60 ans, le poisson le plus cher du monde est de retour en mer du Nord : voici comment 50 pays ont permis son retour

Alors qu’il n’avait donné aucun signe de vie depuis 60 ans, le poisson le plus cher au monde a fait sa réapparition dans la mer du Nord. Une bonne nouvelle pour l’espèce.

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Surnommé l’Empereur des océans, le thon rouge de l’Atlantique est connu pour être un grand prédateur. Il peut mesurer jusqu’à 3,5 mètres de long et son poids peut atteindre 750 kg, comme ce gigantesque thon rouge de 116 kg pêché par un garçon de 11 ans. Grâce à son apparence fuselée, la vitesse du thon rouge peut aller jusqu’à 70 km/h dans l’eau, ce qui fait de ce poisson un prédateur redoutable.

Il y a des années, on pouvait voir ces poissons impressionnants bondir hors de l’eau dans la mer d’Irlande ou dans la Manche. Mais avec le temps, la population de thon rouge a diminué, jusqu’à être proche de l’extinction.

Le thon rouge menacé par la surpêche

Le thon rouge a disparu pendant près de 60 ans. Sa dernière observation dans les eaux belges de la mer du Nord remonte à l'année 1963. En 2010, la population de thon rouge était en baisse de 80 %. Sa disparition est liée à la mondialisation de la cuisine japonaise et à la mode des sushis. À cause de la pêche intensive, le nombre de thons rouges dans la mer a fortement diminué.

Le commerce de thon a généré des milliards de dollars et pour cette raison, ce poisson était réputé pour être le plus cher au monde. Au Japon, un thon rouge a été vendu 252 000 euros lors d'une vente aux enchères en 2023. En plus de cela, les stocks de harengs, la nourriture préférée du thon rouge, ont également diminué entre 1960 et 1970, ce qui a participé à la disparition de l’espèce.

Des efforts déployés pour sauver le thon rouge

Alors qu’on le croyait au bord de l’extinction, le thon rouge est réapparu plus d’un demi-siècle plus tard, selon des informations délivrées par La Libre. En septembre dernier, trois ou quatre thons rouges qui mesuraient entre 1,5 et 2 mètres ont été aperçus dans la partie belge de la mer du Nord.

Si le thon rouge est de retour, c’est grâce aux mesures drastiques qui ont été prises pour le sauver. En 2007, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) a lancé un plan de rétablissement qui impliquait 50 pays membres, dont l’Union européenne.

Les mesures de ce plan étaient les suivantes : renforcement du suivi scientifique, réduction du nombre de captures autorisées, instauration d’une taille minimale pour les poissons pêchés, fermeture saisonnière de la pêche au thon et protection des zones aquatiques de reproduction.

“Cette gestion régionale coordonnée des pêcheries s'est combinée à une réforme de la pêche récréative et à des campagnes auprès des consommateurs, des boycotts des fournisseurs ainsi que des engagements pris par les chefs cuisiniers et les détaillants. De sorte que les stocks de thon rouge de l'Atlantique et du Pacifique, qui étaient au bord de l'effondrement après des décennies de surpêche, se sont rétablis au point qu'aucun des deux n'est désormais considéré comme menacé. Cela montre que la conservation, menée avec persévérance pendant des décennies, porte ses fruits, et ce, à grande échelle”, a expliqué Sarah Vanden Eede, experte océan au WWF.

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Le thon rouge toujours menacé

Ainsi, depuis la fin de l’été 2026, il est à nouveau possible de voir des thons rouges dans la mer du Nord et la mer Baltique. Mais avec la réapparition des poissons, les quotas commerciaux ont également augmenté et le risque de surpêche pèse toujours sur l’espèce.

Le plan mis en place par la CICTA devra donc continuer d’être appliqué, même si les poissons sont plus nombreux, afin de les protéger. Une vigilance constante sera nécessaire pour lutter contre la pêche illégale et non réglementée. Cette lutte concerne aussi les poissons-scies victimes du braconnage, dont le museau peut rapporter 7 000 euros.

La réapparition du thon rouge est une bonne nouvelle et montre que nous pouvons sauver certaines espèces en danger. C’est également le cas de la tortue verte, dont le statut est passé de “menacé” à “non menacé” en 2025. Les populations d’éléphants d’Afrique et de tigres sauvages sont également en augmentation après des années de déclin. De bonnes nouvelles pour la biodiversité.

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Lisa Guinot

Au sujet de l'auteur :

Titulaire d’un master 2 en journalisme, Lisa Guinot compte cinq ans d’expérience en presse écrite et web. Chez Demotivateur, elle couvre l’actualité généraliste, les sujets de société et la vie pratique, ainsi que l’environnement et la cause animale.

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