Découvrez ce surprenant ouvrage Français sur l'éducation sexuelle des femmes datant... de 1655 !

Par
22
Partages
inscription newsletter

Newsletter

partager sur twitter

Partager sur Twitter

facebook

Partager sur Facebook

Vous êtes vous déjà demandé comment les gens vivaient la sexualité, au 17ème siècle ? Vous imaginez sans doutes des personnes guindées dans leurs corsets et leurs grandes robes a fanfreluches, à l'amour courtois et à l'esprit de chevalerie...

Pourtant, ces gentes damoiselles et autres gents damoiseaux s'adonnaient aussi gaiement à l'art de la fornication, ils se tapaient des coups d'un soir et lisaient même des romans pornos !

En témoigne ce petit bijou : L’Escole des Filles ou la Philosophie des dames, un livre érotique écrit par un auteur inconnu et paru pour la première fois à Paris en 1655. Cet ouvrage est considéré comme le premier roman sur le libertinage en France, et il a même été traduit et diffusé en Angleterre sous le titre "The school of Venus".




Le livre, de 166 pages, a été digitalisé par Google Livres, et peut être lu en intégralité ici. Il s’agit d’un dialogue privé entre deux jeunes femmes, qui vont parler, vous l’aurez deviné, de sexe.

Les protagonistes ? Une jeune fille vierge, prude et innocente nommée Fanchon, et sa cousine Susanne qui a l’air d’avoir un peu plus de « bouteille » qu’elle, c’est le moins qu’on puisse dire. 


Donc, un beau matin, Susanne s’amène chez sa cousine Fanchon pour prendre un peu de ses nouvelles, et parce qu’elle « s’ennuyoit fort ». Tout commence de manière parfaitement innocente, regardez comme c’est tout mignon :

(Notez que le texte est en vieux Français, mais reste tout à fait compréhensible. C’est juste que les « s » sont écrits un peu bizarres et ressemblent à des « f » )

    

 

Bien sûr, à partir de là, la discussion va très vite partir en sucette.


En ce sens, le livre semble déjà annoncer les canons du porno contemporain, où les situations les plus innocentes dégénèrent en un quart de tour, et où les livreurs de pizza trouvent parfaitement normal de proposer une partie de jambes en l’air en même temps que le supplément de sauce piquante.

Donc, Susanne demande à sa cousine si elle aime la compagnie des hommes et si elle en voit souvent. Comme elle est un peu concon sur les bords, Fanchon rétorque en disant « oh, oui, j’aime bien la compagnie de mon papa, de mon tonton, et de monsieur Durand qui vit à côté».

Susanne se rend alors à l’évidence : sa pauvre cousine est complètement niaise, et elle va se mettre en devoir de remédier à cela en lui inculquant quelques notions concernant les choux, les roses, les abeilles et les petites fleurs.


Canicule : plus de 40 degrés annoncé pour ce jeudi et 20 départements placés en vigilance rouge
Source : theappendix.net
Commentaires