Dépressif et accro aux drogues, ce combattant UFC a surmonté ses problèmes en venant en aide à une tribu réduite en esclavage au Congo 

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« Combat pour les oubliés » (« Fight For The Forgotten », en anglais), tel est le titre du livre autobiographique de Justin Wren, combattant de l’UFC aujourd’hui âgé de 31 ans. Sous-titré « Comment un combattant de MMA a cessé de se battre pour lui-même et a commencé à se battre pour les autres », l’ouvrage narre la véritable histoire, complètement dingue, de son auteur tombé dans la dépression et la drogue qui a trouvé le salut en venant en aide à une tribu de Mbuti, des Pygmées menacés et réduits en esclavage par les peuples voisins, au Congo.

Facebook Fight For The Forgotten
Qui aurait cru un jour que se croiseraient les destins de Justin Wren, sportif américain adepte du MMA aux 13 victoires pour 15 matches menés, et des Mbuti, une tribu de Pygmées du Congo opprimée ? Le fait est qu’aujourd’hui, Wren est surnommé « le grand Pygmée », et ce n’est pas pour rien !

Lorsqu’il était enfant, Justin Wren était brutalisé par les autres, ce qui a donné naissance à un tourbillon de colère en lui qu’il a tenu à canaliser, et même à exploiter, en devenant un combattant de MMA. Wren est devenu célèbre au sein de l’UFC, l’Ultimate Fighting Championship, une ligue de combat d’arts martiaux mixtes. Devenu un combattant professionnel à l’âge de 18 ans, la dépression a malgré tout poussé Justin à se tourner vers la drogue, qui n’a fait que le tirer vers le bas, au point que le jeune homme tente de se suicider à l’âge de 23 ans.

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C’est alors qu’il a choisi de consacrer à autre chose. À quelque chose qui en vaille la peine. À se dévouer aux autres. Il a ainsi découvert au cours d'une retraite qu'il a choisi d'entreprendre les Pygmées du Congo, qui n’avaient pas de terres, et qui étaient réduits en esclavage par la tribu Mokpala qui les forçait à travailler en échange de nourriture. Là-bas, le taux de mortalité infantile était très élevé en raison du manque d’eau potable. En apprenant qu’ils n’avaient que deux bananes par famille par jour pour survivre, Justin a décidé d’agir. Cependant, combattre les Mokpala frontalement n’était clairement pas la manière la plus intelligente d’agir, en plus d’être manichéenne. Le sportif s’est donc demandé comment faire pour venir en aide aux deux camps, de façon respectueuse.

« Je me battais contre des gens, mais j’étais simplement supposé me battre pour les gens »

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Il a donc choisi de fonder, à l’aide de la fondation Water4, une organisation à but non-lucratif, « Combat pour les Oubliés » (« Fight For The Forgotten »), embauchant des personnes issues de la population locale pour creuser des puits, aidant ainsi les Pygmées comme ceux qui les ont réduits en esclavage. Après avoir organisé des récoltes de fonds pour aider les Pygmées à enfin acquérir leurs propres terres, il a fait creuser d’autres puits pour qu’ils ne manquent plus jamais d’eau. Au terme de cinq années passées avec les Pygmées, Justin est remonté sur le ring, après avoir changé la vie de toute une tribu... en plus d’avoir changé la sienne. Un incroyable parcours sur lequel il est revenu lors d’une conférence TED en 2016.

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