Bonne nouvelle : L'ancêtre de tous les chiens, une sous-espèce que les scientifiques pensaient éteinte, vient d'être redécouvert dans la nature !

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Décidément, ce mois de mars est particulièrement riche en matière de bonnes nouvelles et de (re)découvertes d'espèces animales que l'on pensait éteintes : Après l'espoir suscité par des témoignages concernant une possible subsistance du tigre de Tasmanie en Australie, c'est une autre espèce que la communauté scientifique s'accordait jusqu'ici à considérer comme potentiellement éteinte qui vient de donner signe de vie : le chien sauvage de Nouvelle-Guinée.

Cette espèce de chiens est considérée comme étant la race de chien la plus ancienne et la plus primitive du monde. Ces animaux, vraisemblablement descendants de loups jadis apprivoisés par l'homme, sont retournés dans la nature il y a longtemps, constituant ainsi une nouvelle espèce à part à force de spéciation. Généralement de couleur dorée, arborant une queue haute et des oreilles pointues, ils sont de proches cousins du dingo australien et du chien chanteur de Nouvelle-Guinée, dont ils constituent en fait une sous-espèce (les dingos et les chiens chanteurs sont probablement eux aussi des loups domestiqués il y a fort longtemps par les populations locales, retournés à l'état sauvage).

Une femelle enceinte, un excellent signe pour la survie de cette espèce — Crédit photo : NGHWDF


On peut donc comprendre pourquoi cette espèce est très importante pour les scientifiques qui étudient les canidés, puisqu'elle constitue une sorte de témoignage vivant de la domestication du loup et des rapports entre l'homme et le chien !

Et les nouvelles sont bonnes : les chercheurs ont découvert l'existence d'une population saine et viable d'une quinzaine d'individus au moins, cachée dans l'un des endroits les plus reclus et les plus inhospitaliers du globe ! Il s'agit de la première observation confirmée de cette espèce de chien primitive depuis plus d'un demi-siècle. Cette meute représente un véritable espoir, et constitue probablement l'un des derniers bastions pour la survie de cette espèce : elle comporte des individus mâles, des femelles dont certaines sont gestantes ainsi que des chiots, et ils sont dans un endroit difficilement accessibles pour les humains — une position isolée qui leur permet de prospérer à loisir.

Deux jeunes chiots sauvages en train de jouerCrédit photo : NGHWDF


« La découverte confirmée de populations de chiens sauvages de Nouvelle-Guinée n'est pas seulement une excellente nouvelle, c'est aussi une opportunité incroyable pour la science », s'enthousiasme la fondation pour la préservation du chien sauvage de Nouvelle-Guinée (NGHWDF), dans un communiqué. En effet, outre la possibilité d'organiser la préservation de cette espèce et la protection de ses zones d'habitat, les scientifiques vont aussi pouvoir étudier leur comportement dans la nature, observer les rapports sociaux et comparer cela avec d'autres canidés comme le loup ou le chien domestique.

On espère que grâce à ces découvertes, nous en apprendrons plus sur la domestication de nos amis les chiens par nos ancêtres, ainsi que sur les comportements des groupes sociaux de canidés… Et que cette sous-espèce au bord de l'extinction pourra être sauvée et préservée, et se multiplier à nouveau grâce au travail des biologistes et des services de protection de l'environnement !
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