Les retrouvailles émouvantes entre l'ex-otage Sophie Pétronin et son fils Sébastien, à Bamako

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La libération ce jeudi de Sophie Pétronin, dernière otage française retenue dans le monde, a donné lieu à une scène poignante lors des retrouvailles avec son fils Sébastien, au Mali.

Cela faisait quatre ans qu’ils attendaient ça !

Quatre longues années durant lesquelles mère et fils ont été séparés. Autant dire, une éternité !

Une période de doute et d’angoisse pour Sébastien Chadaud-Pétronin qui aura fait des pieds et des mains pour que l’État français obtienne la libération de sa mère, enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, alors qu’elle travaillait pour une ONG d'aide à l'enfance qu'elle avait elle-même créée en 2004.

Si au fil des années, l’intéressé a pu, de son propre aveu, céder au désespoir, cessant même d’y croire par moments, il n’a pourtant jamais abandonné sa quête.

Le cri d'amour d'un fils séparé de sa mère pendant quatre ans

L’émotion était donc très forte, la nuit dernière sur le tarmac de l’aéroport de Bamako, lorsqu’il a enfin retrouvé sa mère adorée.

Des retrouvailles extrêmement poignantes comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessus, qui se passe de commentaires.

Crédit photo : AFP

Rendue publique jeudi soir, la libération de Sophie Pétronin - attendue ce midi à l’aéroport militaire de Villacoublay - aurait eu lieu mardi, selon une source gouvernementale. L’ex-otage, âgée de 75 ans, a été libérée en même temps que trois hommes, dont le politicien malien Soumaïla Cissé.

Aussitôt libérée, elle a d’abord été emmenée par avion à Tessalit, ville située à proximité de la frontière avec l’Algérie, avant d’embarquer à bord d’un autre appareil en direction de la capitale Bamako, où elle a pu retrouver son fils dans la nuit.

« Tout va bien, je suis en pleine forme (…) nous venons de faire un check-up avec le médecin qui nous accompagnait et tout va bien. Tout est en ordre, pas de problème » a-t-elle déclaré, à sa descente de l’avion.

« C’était un peu long mais j’ai transformé la détention en retraite spirituelle (…) j’étais dans l’acceptation de ce qui m’arrivait, je n’ai pas résisté », a-t-elle raconté avant de confier qu’elle comptait vite retourner dans la région de Gao, où son association continue d’œuvrer au quotidien pour le bien-être des enfants.

Ong
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