Ce fleuriste dépose ses fleurs invendues sur les tombes du cimetière de sa commune

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Cap aujourd'hui sur la Bretagne à la rencontre d'un fleuriste qui a choisi, en cette période où son commerce est à l'arrêt, de fleurir des tombes de défunts avec ses invendus.

La France entame son huitième jour de confinement, alors que la lutte contre l’épidémie de coronavirus s’intensifie à mesure que les cas graves se multiplient.

Au-delà de la crise sanitaire déjà gravissime, les conséquences sur l’économie inquiètent bon nombre d’entrepreneurs, à commencer par les dirigeants de PME. S’il est encore trop tôt pour évaluer les dégâts, nombreux sont ceux qui craignent de mettre la clé sous la porte, après la cessation de leurs activités.

Parmi ces derniers, on trouve bien sûr certains producteurs de marchandises périssables qui se désolent à l’idée de jeter leurs stocks d'invendus.

C’est notamment le cas de Romain Banliat, un jeune horticulteur breton basé à Plerguer (35), en Ille-et-Vilaine. Contraint de fermer boutique à cause de l’épidémie de coronavirus, ce dernier s’est ainsi retrouvé avec des milliers de fleurs invendues, dont il ne savait que faire.

Ne pouvant se résoudre à les jeter aux ordures, il a pris la décision de les utiliser pour fleurir les tombes du cimetière de sa commune. Une initiative saluée par de nombreux internautes sur facebook.

« Ça m'a fait chaud au cœur (...) je ne pensais pas que ça allait prendre une telle ampleur »

« Mes serres sont archi-pleines. Des jacinthes, des jonquilles, des primevères, des fleurs qui allaient partir à la benne. C’était insupportable pour moi de tout jeter », a ainsi expliqué l’intéressé à nos confrères de France 3.

« J’avais entre 400 et 500 plantes en fleurs, je les ai délicatement déposées sur les tombes. Ça m’a fait chaud au cœur, d’autant que mes grands-parents sont enterrés dans ce cimetière », a précisé le jeune homme d’une trentaine d’années, qui emploie d’ordinaire 12 salariés, lesquels sont désormais au chômage depuis la fermeture de ses deux boutiques.

Romain a en effet dû se résoudre à fermer ses magasins le 14 mars dernier et se prépare à vivre une période délicate qu’il appréhende forcément.

Mais dans ce ciel orageux annonçant un avenir incertain, une brève éclaircie est venue des réseaux sociaux où le fleuriste a reçu des centaines de messages d’encouragements, de France mais aussi d’Espagne, après avoir publié des photos des diverses tombes fleuries.

Un soutien qui lui a fait chaud au cœur et auquel il ne s’attendait pas. « Je ne pensais pas que ça allait prendre une telle ampleur », a-t-il ainsi réagi, incrédule.

Une vague de solidarité qui lui a redonné du courage ! Et l'intéressé en aura grandement besoin alors qu’il s’attend à subir des pertes considérables dans les semaines à venir, notamment au mois de mai où il réalise généralement 70 % de son chiffre d’affaires.

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