« Trop moche pour prendre des selfies », cette journaliste atteinte de handicap ne manque pas d'humour pour répondre à ses détracteurs

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Cachés derrière leurs écrans, certains internautes peuvent se montrer d’une cruauté sans nom. En 2019, une journaliste américaine a été attaquée sur son physique jugé «trop moche». Cette dernière a répondu à ses détracteurs avec beaucoup d’humour.

Melissa Blake est une journaliste américaine qui souffre du syndrome de Freeman-Sheldon, une maladie génétique qui se caractérise notamment par des déformations du visage.

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L’année dernière, la jeune femme a publié un article pour CNN, dans lequel elle invite ses lecteurs à ne plus suivre Donald Trump sur Twitter. Suite à cette publication, les réactions ont été nombreuses sur les réseaux sociaux.

Son tweet a été partagé par un YouTubeur malintentionné et des centaines d’internautes lui ont envoyé des messages odieux sur son physique. Parmi ce ramassis de haine, un homme lui a suggéré de ne plus poster de photo d’elle parce qu’elle est « trop moche ».

« Plus j’y pensais, plus je savais que je voulais répondre d’une manière ou d’une autre. Pas directement à la personne, mais comme une déclaration générale », a confié Melissa au site web Refinery29.

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La journaliste contre-attaque

Loin de se laisser abattre, la rédactrice a décidé de riposter avec ce tweet humoristique : « Lors du dernier tour de trollgate, les gens ont dit que je ne devrais pas avoir le droit de publier des photos de moi parce que je suis trop moche. Je voudrais donc juste commémorer l’occasion avec ces 3 selfies ».

Tout au long de l’année, Melissa a publié des photos d’elle sur les réseaux sociaux avec le hasthag #MyBestSelfie (Mon meilleur selfie). Elle le faisait tous les soirs avant de se coucher :

« Je suppose que c’est devenu une sorte de rituel – un rituel qui m’a apporté réconfort et bonheur, sans parler des nombreuses leçons qu’il m’a apprises », a-t-elle indiqué.

Ce rituel a eu un effet thérapeutique sur la jeune femme. À travers ses publications, la journaliste rappelle que le handicap doit être normalisé :

« Bien sûr, il y a des jours où je ressens le poids de toutes ces railleries cruelles à mon égard et où tout cela m’affecte. (…) Pourtant, si je veux que les gens me voient, c’est pour une raison très pratique : la société ne changera jamais sa vision capacitiste à moins que nous ne normalisions les handicaps. Et pour que cela se produise, les gens ont en fait besoin de voir des personnes handicapées, qui représentent près de 25 % de la population américaine et qui continuent pourtant à être cachées. Plus nous verrons des personnes handicapées, plus nous pourrons apprendre de leurs expériences et favoriser les dialogues nécessaires à un changement réel et mesurable », a expliqué Melissa.

Avant d’ajouter : « Mon utilité, ma valeur et mon droit d’exister ne sont pas ouverts au débat ».

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Dorénavant, ses haters n'ont qu'à bien se tenir.

Source : Positiv
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