Grand débat : les personnes en situation de fragilité proposent « un stage de pauvreté obligatoire pour les élus »

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Ce lundi 11 mars, dans le cadre du Grand débat, les personnes en situation de fragilité, victimes d’un handicap ou précaires, ont notamment proposé « un stage de pauvreté obligatoire pour les élus, les hauts fonctionnaires et travailleurs sociaux ».

La Fédération des acteurs de la solidarité, l’Armée du Salut et l’Uniopss (Unir les associations pour développer les solidarités) ont accueilli au Cese (Conseil économique social et environnemental) une dizaine de délégations de personnes en situation de précarité. Un temps d’échange pour évoquer leurs besoins et restituer les discussions et préconisations travaillées en amont.

Les délégations ont proposé aux élus de réaliser un stage de pauvreté obligatoire. Crédits photo : Twitter Julien Denormandie

Parmi la vingtaine de propositions à verser au Grand débat, les délégations ont notamment abordé un RSA dès 18 ans, la revalorisation des minimas sociaux, des accueils de jour pour les sans-abris 7 jours sur 7 toute l'année ou encore la gratuité des transports en commun pour les ménages les plus modestes.

Mais parmi ces propositions, devant le ministre chargé de la Ville et du Logement Julien Denormandie et la secrétaire d'Etat de la ministre de la Santé Christelle Dubos, l’une d’entre elles a attiré l’attention. Les délégations ont proposé aux élus de réaliser un stage de pauvreté obligatoire « pour qu’ils prennent véritablement conscience de la vie sans argent », rappelle Libération.

L'environnement n'a pas fait bande à part. « Tout le monde veut du bio, manger mieux est un enjeu de santé publique », a souligné Gamal. Bernadette, venue de Bretagne, a réclamé « la fin du glyphosate tout de suite », parce que « la santé de nos enfants c'est maintenant », précise Ouest-France.

Plusieurs délégués ont appelé les ministres à « faire appliquer les textes », concernant la part des logements sociaux dans les villes ou de l'accessibilité pour les handicapés. Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, a promis « que tout sera étudié avec précision ».

En amont de ce débat, les participants avaient noté qu'on les sollicitait toujours pour des témoignages, mais rarement pour leur expertise. Le Cese doit rendre son avis ce mardi pour le Grand débat, « Fractures et transitions : réconcilier la France ».

Source : AFP
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