Disponible depuis le 9 octobre sur Netflix, la série Below a tous les ingrédients pour devenir un phénomène.
Tout droit venue du Canada, cette fiction mêlant science-fiction et thriller réunit Josh Hartnett et Charlie Heaton, alias Jonathan Byers dans Stranger Things, pour une intrigue haletante et terrifiante.
Désormais, une question se pose : ce récit est-il tiré de faits réels ?
La série Below sur Netflix
Composée de six épisodes, cette mini-série va plaire aux amateurs de sensations fortes. Le pitch ?
« Une créature mystérieuse sème la panique dans une ville côtière de Terre-Neuve, obligeant un pêcheur à protéger sa famille et à percer le mystère de son apparition », dévoile le synopsis officiel sur Netflix.
Au fil des épisodes, le pêcheur, prénommé Calvin Penney, va se rapprocher de Fonda Howander, océanographe de passage, pour tenter d’écarter la menace grandissante. Mais ils pourraient bien être confrontés à de lourds secrets liés au passé de l’île.
Sans réelle surprise, les spectateurs s’interrogent sur l’origine de Below : la série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?
Son créateur, Jesse McKeown, explique s’être inspiré de Terre-Neuve, de son folklore et de son histoire documentée, pour imaginer cette intrigue.
« J’ai toujours su que je voulais créer quelque chose ici, à Terre-Neuve. De préférence, un projet d’envergure. Et quelque chose d’étrange (…) qui puise dans le caractère sauvage et terrifiant de cet endroit, ainsi que dans son isolement », a-il indiqué au magazine Entertainment Weekly.
L’histoire bien réelle des maisons flottantes
La série s’ouvre sur une famille qui remorque sa maison derrière son bateau, sur les eaux de Terre-Neuve.
Cette scène fait en réalité écho à un épisode bien réel de l’île : les programmes de relocalisation mis en place par le gouvernement entre les années 1950 et 1970, souligne le site Unilad.
L’objectif était d’inciter les familles vivant dans les communautés isolées à s’installer dans les centres urbains plus denses et plus peuplés. Résultat : de nombreux habitants issus de ces régions reculées ont emporté leur maison avec eux, en la transportant sur l’eau.
Crédit Photo : Netflix
« Aujourd’hui, de nombreuses familles sont directement touchées par ces relocalisations », a confié Jesse McKeown à la Canadian Press.
Avant d’ajouter :
« Si vous passez du temps là-bas ou si vous y avez grandi, vous avez forcément en tête l’image d’une maison flottant sur l’océan ».
Ces programmes existent encore aujourd’hui et font partie intégrante dans la région. Below s’inspire de cette réalité en montrant que la ville de Calvin s’apprête à voter une offre financière visant à déplacer ses habitants.
La disparition progressive d’un mode de vie
Outre les maisons flottantes, la série met en lumière les difficultés économiques auxquelles sont confrontées les communautés de pêcheurs de Terre-Neuve.
Comme le précisent nos confrères, la pêche commerciale et, plus récemment, la récolte de glace provenant des icebergs constituent des activités économiques importantes dans la région. Cette dépendance rappelle un événement historique majeur, à savoir le moratoire instauré en 1992.
Cette décision a durement touché les pêcheurs, puisque le Canada venait d’interdire la pêche à la morue sur la côte est du pays. À l’époque, près de 30 000 personnes ont perdu leur emploi. Une vague de licenciements qui a mis fin à des siècles de tradition de pêche à la morue.
Crédit Photo : Netflix
Et la créature marine dans tout ça ? Attention le paragraphe suivant contient des spoilers. Les spectateurs finissent par découvrir qu’il s’agit d’un calmar géant, un animal associé depuis longtemps aux légendes de serpents de mer qui vivraient au large des côtes.
Vous l’aurez compris, le monstre de Below relève bel et bien de la fiction. Néanmoins, il pourrait symboliser les dangers qui menacent les villages dont l’économie repose sur la mer.
« À travers le combat du personnage incarné par Josh Hartnett, la série montre comment certains habitants s’accrochent envers et contre tout à un mode de vie en train de disparaître », conclut Unilad.
