Il y a six ans, le Britannique Shane Wood a fait une trouvaille à laquelle il ne s’attendait pas : plus de 900 pièces d’or datant de l’âge du fer.
Alors qu’il était censé remettre le trésor aux autorités, il a décidé d’en conserver une part. Une erreur qui lui a valu d’être condamné et de voir son détecteur de métaux confisqué puis détruit, rapporte Express and Star.
Un promeneur découvre 933 pièces d’or datant de l’âge du fer
Cette histoire insolite remonte à septembre 2020. Ce jour-là, Shane Wood, un ouvrier du bâtiment et passionné d’ornithologie, âgé de 62 ans au moment des faits, se promenait dans un champ près de Chelmsford, dans l’Essex, pour observer les oiseaux.
Lors de sa balade, il a aperçu un objet doré au sol après avoir vu une plume tomber d’une buse à proximité.
Intrigué, le sexagénaire s’est empressé de rentrer chez lui pour chercher son détecteur de métaux. De retour sur les lieux, il s’est mis en quête des objets précieux.
C’est dans ce contexte qu’il a mis au jour 933 statères d’or vieux d’environ 2 000 ans, enfouis dans la terre. Il s’agissait alors de l’un des plus importants trésors de pièces de monnaie de l’âge du fer jamais découverts en Grande-Bretagne
Après cette découverte, il a placé les pièces dans un sac-poubelle avant d’en remettre une partie à la personne qui utilisait le terrain. Ce dernier a ensuite prévenu le propriétaire du champ.
Crédit Photo : Essex Police
Il en garde 33 avant de les restituer aux autorités
Jusqu’ici, rien d’anormal, sauf que Shane Wood a fait le choix de garder 23 pièces d’or d’une valeur d’environ 11 750 à 14 740 euros en guise de souvenir. Il était loin de se douter que son geste allait lui valoir des poursuites judiciaires.
Comme le précisent nos confrères, l’ouvrier aurait dû signaler le trésor aux autorités dans un délai de 14 jours.
Peu après, la police s’est rendu compte que l’homme n’avait pas tout restitué lorsqu’il a raconté sa découverte dans un magazine spécialisé. Une photo publiée montrait une pièce qui ne figurait pas parmi celles remises au propriétaire du champ.
Résultat : les enquêteurs ont perquisitionné son domicile, où ils ont retrouvé les 23 pièces manquantes. L’une d’elles était même placée dans la boîte à bijoux de sa compagne, Kim Holman.
Le 30 avril 2021, le couple a été jugé par un tribunal de Chelmsford.
Crédit Photo : Wire
Il est condamné par la justice
Le jour de l’audience, le parquet a affirmé que Shane Wood n’avait pas l’autorisation d’utiliser un détecteur de métaux sur ce terrain.
Le procureur Ashley Petchey a également déclaré que le mis en cause savait que ces pièces constituaient un trésor et qu’il n’aurait pas dû en conserver une partie.
L’avocat de la défense, Simon Nicholls, a tenté de justifier le geste de son client.
« Il n'avait aucune idée de leur valeur, mais il pensait que, vu qu'il en avait déjà remis des centaines au propriétaire terrien, il en garderait quelques-unes en souvenir », a-t-il expliqué, qualifiant cette affaire de « très inhabituelle et presque unique ».
Mais Ian Fuller, le magistrat qui présidait l’audience, ne l’entendait pas de cette oreille. Selon lui, Shane Wood a volé des objets archéologiques, privant ainsi le public de ces informations historiques.
« Il est important que les archéologues puissent intervenir rapidement et comprendre pleinement le site afin d’en saisir le contexte », a-t-il précisé.
Shane Wood a reconnu le vol et a été condamné à 200 heures de travaux d’intérêt général, ainsi qu’à une amende de 200 livres (environ 239 euros) à payer au tribunal. Il s’est vu confisquer son détecteur de métaux, qui a été détruit.
Sa partenaire, Kim Holman, a écopé d’une amende de 299 livres (environ 357 euros), auxquels s’ajoutaient des frais de justice.
