En France, certains métiers sont plus prisés que d’autres. On peut citer les aides à domicile et assistants maternels, les infirmiers, les employés de commerce ou encore les enseignants.
D’autres, en revanche, se font plus rares. C’est le cas d’archetier, un métier prestigieux dont le savoir-faire français est reconnu dans le monde.
70 archetiers dans toute la France
Ils ne sont que 70 en France à exercer le métier d’archetier. Ces artisans réparent et fabriquent les archets, cette baguette en bois sur laquelle est fixée une mèche en crin de cheval et qu’utilisent les violonistes, violoncellistes, contrebassistes, altistes…
L’archèterie est encore différente de la lutherie qui consiste à fabriquer, réparer et restaurer les instruments de musique à cordes. Mais tout comme sa cousine, l’archèterie requiert un travail minutieux et rigoureux. Sur les 70 archetiers de France, seuls cinq maîtrisent également la lutherie.
Un travail de minutie représentant en moyenne 80 heures
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Même si les archets sont moins imposants que les instruments sur lesquels la mèche de crin frotte les cordes, leur composition est précise et technique. Quatre parties composent l’archet : la tête, la baguette, la mèche et le talon (poignée).
Chaque élément de l’archet doit convenir à son propriétaire. L’archet est unique et doit correspondre au jeu du musicien. C’est pourquoi, le rôle d’archetier est également de restaurer et réparer l’archet afin de répondre aux besoins de celui qui le tient. Le temps de travail pour un seul archet est d’environ 80 heures.
Un savoir-faire français reconnu dans le monde grâce à un CAP
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Aujourd’hui, la baguette de l’archet est fabriquée avec du bois de pernambouc provenant principalement du Brésil et utilisé pour ses propriétés élastiques, ou bien en fibre de carbone ou en plastique.
De par ces matériaux (certains archets sont encore fabriqués avec de l’ébène, de la nacre ou des écailles de tortue), le prix des archets peut grimper jusqu’à 4000 euros. Malgré le prix élevé, des acheteurs du monde entier continuent de s’arracher le savoir-faire français.
Pour les amoureux de travaux manuels, qui n’ont pas peur des tâches longues et minutieuses, il est possible de se former au métier d’archetier dans l’atelier d’un professionnel. Il existe même le CAP assistant luthier du quatuor dans seulement trois établissements de France, indique le site Onisep.
