Dans un témoignage accordé à Business Insider, Tatyana Gann exprime son plaisir d’avoir découvert le bonheur de voyager en solo, à 51 ans, après une vie de maman, regrettant de ne pas l'avoir fait plus tôt avec ses fils.
C’est bien connu : être un parent, ça empêche de faire ce que l’on veut. Il faut attendre que les enfants grandissent et deviennent indépendants pour retrouver un semblant de liberté. Tatyana Gann ne le sait que trop bien. A l’âge de 51 ans, cette mère de famille américaine regrette de ne pas avoir voyagé avec ses enfants quand ils étaient plus jeunes, pour diverses raisons. Un regret qu’elle tente d’effacer en enchaînant les voyages en solo depuis peu.
« Pourquoi n’ai-je pas fait cela plus tôt ? » s’interroge-t-elle. Lors de son premier voyage solo, un sentiment partagé l’habite :
“Je me sentais libre et fière, mais aussi triste, lors de mon premier voyage en solo. J’avais hâte de partager mon enthousiasme et ces moments dont je n’avais fait que rêver avec mes fils, qui étaient à l’université à l’époque. C’était un sentiment doux-amer, car j’aurais dû partager ces moments avec mes fils”
Elle regrette de ne pas avoir voyagé avec ses fils
À la fin de sa journée au musée, épuisée par les longues marches et les trajets en métro, elle parcourt les dizaines de photos prises et réalise qu’elle aurait aimé partager cette journée avec ces deux fils.
“L’idée de partir en vacances avec les enfants, de découvrir de nouvelles villes et de visiter les côtes Est et Ouest a toujours figuré sur mon tableau des rêves. Mais les vacances me semblaient toujours trop chères, et je savais que voyager avec de jeunes enfants n’était pas toujours aussi agréable dans la pratique qu’en théorie.”
Un divorce compliqué à gérer
Plutôt que ses voyages, elle se contentait de loisirs locaux, comme de longues balades en voiture jusqu’à la plage. Dans son esprit, elle a toujours cru qu’il y avait un autre été où elle pourrait partir en vacances en famille. Cependant, au fil des années, le portrait de famille a évolué, notamment au moment du divorce avec le père de ses enfants :
“Les vacances n’étaient pas ma priorité alors que je devais apprendre à survivre et à affronter les épreuves de la vie pendant et après le divorce. J’avais soif de stabilité, pas de vacances. C’est ce que je me disais. Je croyais que lorsque les choses se seraient calmées, nous pourrions voyager.”
Changée par le divorce, Tatyana a dû endosser différents rôles au sein du foyer pour s’assurer que ses enfants ne manquent de rien dans le présent comme dans le futur. Une préoccupation qui s’est faite au détriment de ses rêves : voyager et découvrir de nouvelles villes.
“Mes enfants ont fini par grandir, ont obtenu leur bac et sont partis à l’université. Ils sont devenus indépendants, voulaient passer du temps avec leurs amis et n’avaient plus besoin de moi comme avant. Le mode « survie » dans lequel nous vivions m’a épuisée, et la joie d’organiser et de partir en vacances d’été avec les enfants n’a jamais eu sa chance. Avec le recul, je sais que c’est quelque chose que je ne pourrai jamais rattraper.”
L’appel du voyage solo
Un jour, alors qu’elle s'habitue à cette nouvelle vie de parent dont les enfants ont quitté le nid, un ami de Washington l’appelle et rallume l’étincelle du voyage
“C'est à ce moment-là que j'ai décidé de m'autoriser à tourner la page. Ma vie n'était pas finie simplement parce que mes enfants avaient grandi et avaient quitté la maison, ni parce que mon mariage ou d'autres relations avaient pris fin. J'ai réservé mon voyage et j'ai commencé à l'organiser. Et cette fois-ci, je suis partie."
Depuis, elle a fait d’autres voyages à Washington et à Chicago, a découvert de magnifiques villes au bord du lac Michigan et du lac Léman, et elle s’est offert des moments rien que pour elle, sans attendre de trouver le compagnon idéal ni le moment parfait. À 51 ans, elle fait ses valises toute seule et apprécie sa propre compagnie, que ce soit chez elle ou dans de nouveaux endroits. Et aujourd'hui, elle prévoit même de futurs voyages avec ses fils.
