En 2011, Louise Houston a fait un pari fou : acheter d’anciennes toilettes publiques désaffectées pour les rénover. Acquis pour 35 000 livres sterling, le bâtiment situé à Stockwell Common, près de Cheltenham, en Angleterre, est devenu un cottage de deux chambres. Quinze ans plus tard, il a été proposé à la vente pour 300 000 livres.
Baptisée Lou’s View, cette ancienne commodité publique a servi de pied-à-terre familial et de location de vacances. Une précision accompagne toutefois sa commercialisation : l’annonce reproduite sur Home.co.uk porte désormais la mention « SSTC », qui signale une vente sous réserve de contrat, et non une transaction définitivement conclue.
D’un pied-à-terre familial à un projet plus ambitieux
Au départ, Louise cherchait simplement un logement pour rendre visite à ses enfants et petits-enfants. Comme elle travaillait dans le tourisme, elle avait du temps libre en hiver, qu’elle consacrait à sa famille. Sur son annonce de location Vrbo, elle explique vivre et travailler à Port Isaac, en Cornouailles, et revenir à Lou’s View pendant les mois d’hiver.
Selon le média local Punchline, elle a acheté le bloc sanitaire aux enchères auprès de Tewkesbury Borough Council en 2011. Son idée initiale était d’en faire un studio. Mais les discussions autour des possibilités d’aménagement ont progressivement donné une autre dimension au projet.
Crédit photo : SWNS
Louise a raconté à SWNS comment son idée avait évolué :
“Au départ, je l’ai acheté pour des raisons très égoïstes, juste pour me loger pendant les mois d’hiver pour avoir un endroit où séjourner lorsque je rends visite à ma famille. Ce n’est qu’en commençant à parler aux urbanistes et en me heurtant à tous ces obstacles que j’ai réalisé que je pouvais tenter quelque chose d’un peu plus grand, capable d’accueillir des vacanciers et de proposer des locations de type Airbnb ou des hébergements de vacances dans cette région”
Des toilettes publiques transformées en cottage de deux chambres
Louise a ainsi transformé ces anciennes toilettes publiques en un cottage au cœur de la campagne. L’habitation possède deux chambres doubles avec leurs propres salles de bain, une cuisine avec un espace salle à manger, un salon séparé et des toilettes au rez-de-chaussée. L’annonce de location prévoit l’accueil de quatre personnes.
Crédit photo : SWNS
Pour réaliser cette transformation, les anciennes toilettes et les urinoirs ont été arrachés, le plancher a été soulevé pour installer l’isolation, le toit a été retiré et un premier étage a été aménagé. Louise a consacré environ 50 000 livres aux travaux de construction, en plus du prix d’acquisition du bâtiment.
Le projet s’est achevé en 2019, puis le cottage a été proposé aux vacanciers sur Airbnb. Punchline rapporte qu’il était réservé presque en permanence. Sa situation au pied de Cleeve Hill, avec une vue vers les Malvern Hills, constitue l’un des attraits mis en avant lors de sa commercialisation.
Sur Vrbo, la présentation du logement insiste aussi sur les promenades accessibles à proximité immédiate et précise que les animaux sont acceptés. Le cottage dispose d’une cuisine et d’un lave-linge, tandis que l’annonce de vente mentionne un petit espace de stationnement privé devant la maison. Des équipements concrets pour des visiteurs venus séjourner plusieurs jours dans la région.
Un prix demandé de 300 000 livres, avec une restriction d’usage
L’annonce de de Mel Property reproduite sur Home.co.uk indique une mise sur le marché le 29 juin 2026. Les 300 000 livres demandées représentent environ 8,6 fois les 35 000 livres déboursées en 2011. Cette comparaison ne mesure cependant pas un bénéfice : elle ne tient pas compte des travaux et porte sur un prix affiché, pas sur un montant de vente définitif.
Autre élément important pour le futur acquéreur : selon cette annonce, une restriction commerciale empêche d’utiliser le cottage comme résidence principale. Le bien est notamment présenté comme une possibilité de poursuivre une activité d’hébergement touristique. Toute autre utilisation commerciale évoquée par l’agence reste soumise aux autorisations nécessaires.
Pour Louise, la décision de se séparer de cette maison accompagne aussi une évolution de sa vie familiale. Elle a confié à SWNS :
“Mes enfants sont tous plus âgés maintenant, ils sont plus à même de venir me rendre visite, alors je pense que le moment est venu. C’est triste, mais ça a fait son temps pour moi, il est donc temps de passer le relais à quelqu’un d’autre. C’était mon bébé, j’ai tout fait moi-même. Le financement, la recherche des constructeurs, tout cela m’incombait et j’y ai mis tout mon coeur et toute mon énergie, alors ça va être un vrai crève-coeur quand tout disparaîtra”
